Du storytelling au « story-doing »

By Siegfried HAACK

Dus torytelling au story-doing

Tandis que le storytelling connaît un succès grandissant dans le monde du commerce, de la vente et du marketing, un nouvel acteur remet légèrement en cause cette approche en ajoutant une dose pratique : le story-doing.

Comment l’intégrer dans votre narration ? Dans votre discours ?

Au début était le storytelling

Le storytelling consiste, comme son nom l’indique, à raconter une histoire avec un but précis, celui de vendre un produit ou un service.

Par le biais d’une anecdote ou d’un souvenir, en faisant appel à une émotion chez l’interlocuteur, le storytelling construit une relation privilégiée et met en avant les valeurs d’une entreprise, les qualités d’une marque, les atouts d’une culture d’entreprise.

Les bases du storytelling

En storytelling, la méthodologie est toujours la même, à savoir :

  • La situation initiale (souvent issue d’une expérience réelle, personnelle si possible) ;
  • Un élément déclencheur ;
  • Un élément « perturbateur » ;
  • La résolution ;
  • La situation finale.

L’avantage de ce type d’approche n’est pas de se focaliser uniquement sur le produit à vendre, mais d’amener le client ou l’interlocuteur à s’identifier au personnage principal.

On parle alors de « mimesis ».

C’est un processus très fort. Dès lors, votre cible va « vivre » par procuration ce que vous ou le personnage principal de votre histoire endure jusqu’à la résolution de l’histoire (la solution que vous proposez) que l’on peut apparenter à la catharsis dans une histoire traditionnelle.

La transition vers le story-doing

Avec le storytelling, il est nécessaire d’avoir beaucoup d’espace pour exister. Concrètement, fonder une histoire d’une marque, d’une entreprise ou d’un produit demande du temps. Cela présuppose aussi de raconter cette histoire encore et encore ou tout du moins, qu’on l’entende régulièrement.

Or, aujourd’hui, le consommateur ou l’internaute est constamment sollicité : entre les logos, les slogans, les publicités, les films courts, les vidéos, les tutoriels, l’information est partout et l’on risque de perdre le poids du storytelling.

Passer au story-doing ou storymaking.

Le story-doing passe au niveau supérieur.

En effet, il s’agit toujours d’un marketing expérientiel, mais celui-ci est mené à son comble.

Concrètement, le story-doing parie sur la spontanéité du contenu.

C’est pourquoi de nouveaux formats apparaissent comme le « live » qui se démocratise et séduit de plus en plus de monde.

La force des réseaux sociaux avec le story-doing

Pour garder cette notion d’immédiateté, rien ne vaut les réseaux sociaux et leurs commentaires et autres réactions épidermiques.

Là où le storytelling raconte une histoire, le story-doing la crée. L’histoire devient alors plus vivante, plus inspirante, étant conçue comme une expérience unique qui mérite d’être racontée.

À ce propos, le succès des stories sur Instagram, Facebook, LinkedIn ou Snapchat est un exemple flagrant.

La force du story-doing en marketing.

Si vous voulez communiquer habilement en passant par le story-doing, utilisez ces canaux et les stories pour raconter les dessous d’un événement, les « backstages », les « behind the scenes » comme les anglophones aiment les appeler. Plongez vos followers, abonnés et clients dans un univers immersif, qu’ils se sentent proches de vous et de ce que vous avez à proposer !

Avec le story-doing, la marque ou l’entreprise gagneront en influence.