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Le biais de corrélation illusoire

By Siegfried HAACK

Biais cognitif qui consiste à imaginer une connexion entre deux événements ou deux genres d’événements alors qu’il n’en existe pas, le biais de corrélation illusoire est aussi appelé biais de corrélation trompeuse.

À quoi ressemble le biais de corrélation illusoire ?

Biais cognitif étudié dès 1957 par les psychologues LJ et JP Chapman auprès de leurs étudiants, le biais de corrélation illusoire se rapproche de la célèbre Loi de Murphy.

Il s’agit en fait d’une erreur de jugement qui cherche à établir un lien de causalité entre deux événements qui n’ont en fait aucun rapport entre eux.

Quelques exemples pour illustrer ?

  • Vous êtes en voiture et en retard à un rendez-vous : tous les feux de signalisation semblent s’être donné le mot pour passer au rouge quand vous vous approchez.
  • Vous avez prévu un superbe pique-nique romantique avec votre dulcinée ? Évidemment, le mauvais temps s’invite.
  • Vous êtes tranquillement aux toilettes et soudain, la porte sonne.
  • Un collègue a mal pris une remarque de votre part ? C’est normal puisqu’il est du signe du Lion (croyance astrologique).
  • Vous avez réussi votre dernier examen à l’université ? Évidemment que oui, grâce à votre stylo porte-bonheur, n’est-ce pas ?

Qu'est-ce que la corrélation illusoire ?

Il n’y a pas de « karma » comme on peut le croire et le sort ne s’acharne pas contre vous.

Vous êtes simplement victime d’un phénomène psychologique très courant. Et comme notre cerveau a constamment besoin de preuves pour exister et valider ce qu’il perçoit, vous vous mettez à chercher des liens qui n’existent tout simplement pas.

Comment mesure-t-on ce biais ?

Ce type de biais cognitif intervient dans de nombreux cas :

  • Superstitions ;
  • Croyances populaires ;
  • Légendes urbaines ;
  • Proverbes ;
  • Préjugés ;
  • Erreurs de diagnostics médicaux ;
  • Stéréotypes.

Son origine proviendrait du fonctionnement de notre cerveau et plus particulièrement de notre mémoire.

Comment cela se fait-il ? Parce que notre mémoire rend plus facilement accessible des souvenirs associés à des événements marquants ou à des phénomènes rares.

Dès lors, chacun fonde petit à petit son analyse sur une base trop faible d’informations et s’en contente.

En revanche, si vous vous attendez à ce qu’il y ait une connexion entre deux événements, vous allez remarquer et mémoriser uniquement les coïncidences qui vont aller dans ce sens.

Ceci aura pour effet de renforcer votre propre croyance initiale.

Se rendre compte de la corrélation illusoire autour de soi.

La corrélation illusoire représente un biais de confirmation en soi où l’expérience d’une personne intervient. En effet, l’individu en question considère que les éléments présentés devant lui sont interdépendants.

Parfois, la relation entre deux événements n’implique pas l’expérience directe d’une personne. Par exemple, une personne tatouée ou avec des piercings est perçue comme dangereuse tandis qu’une personne portant un uniforme est généralement étiquetée comme bien éduquée.

Se méfier des conclusions hâtives

Ce que nous apprend le biais de corrélation illusoire est qu’il ne faut pas toujours prendre des décisions ou affirmer telle chose sans avoir vérifié par soi-même en amont.

Savoir que ce biais existe et que nous en sommes tous victimes permet de prendre des décisions plus raisonnées et surtout d’éviter de tomber dans des raisonnements absurdes.

Réfléchir avant d'établir des connexions sur les réseaux sociaux.

Le biais de corrélation illusoire est un levier psychologique très puissant, à tel point que certains l’utilisent sciemment pour servir leurs intérêts. C’est notamment le cas avec les charlatans ou les gourous, certains voyants et astrologues qui surfent facilement sur cette vague en influençant nos comportements et nos attitudes.

 

Peut-être ne faut-il pas s’arrêter à l’hypothèse la plus frappante, à celle qui saute aux yeux pour expliquer un lien ?

Peut-être ne faut-il pas toujours chercher à tout expliquer ? Parfois, les coïncidences existent.

Le biais du survivant

By Siegfried HAACK

Nous sommes tous animés par des biais cognitifs qui s’expriment plus ou moins forts selon les caractères et les circonstances. Parmi l’un d’eux, on retrouve le biais du survivant. Ce dernier peut avoir des conséquences sur notre perception des personnes qui nous entourent ou que l’on admire.

Explication dès maintenant.

Qu’est-ce que le biais du survivant ?

Une définition

Le biais du survivant est un biais cognitif qui consiste à tirer des conclusions hâtives à partir d’un jeu de données incomplet.

Concrètement, on surévalue les chances de succès d’une entreprise, d’une initiative ou du parcours de quelqu’un. Pourquoi ? On concentre notre attention sur les personnes ou les sujets qui ont réussi.

Mais ces personnes ou ces histoires représentent des exceptions sur le plan statistique. Elles sont minoritaires et ne sont pas représentatives.

Définition du biais du survivant.

Pour mieux illustrer, le biais du survivant représente ceci : une personne qui a réussi jouit d’une visibilité plus importante qui pousse les autres personnes à surestimer leurs propres chances de succès.

En psychologie, on dit que l’être humain a une tendance à se concentrer sur des contenus ou des personnes qui ont du succès et qui sont passés par une sorte de processus de sélection, quel qu’il soit. On retrouve cela avec les célébrités, les chanteurs, les sportifs, les acteurs, les leaders, etc.

Le danger du biais du survivant

Le grand danger du biais du survivant est de se pousser « dans les bras » d’auteurs de best-sellers, d’athlètes médaillés ou de leaders célèbres.

Même si le succès attire et que l’on cherche à le comprendre en déconstruisant son mécanisme, l’important est surtout de ne pas chercher à calquer sa situation personnelle sur celle que l’on projette.

Une histoire écrite par les vainqueurs

Que l’on parle de Bill Gates, de Mark Zuckerberg, d’Elon Musk, de Richard Branson, tous ces entrepreneurs ont quitté les bancs de l’université avant l’heure et surtout avant de devenir des milliardaires.

Si l’on écoute ce genre de discours, il n’est pas besoin de faire des études pour réussir.

N’est-ce pas le genre de conseils ou de discours que l’on entend ou qu’on lit sur les réseaux sociaux notamment ?

Cela est certes possible. Mais c’est aussi parce que c’était de très grands travailleurs, qu’ils avaient une vision et qu’ils se sont donné les moyens matériels, financiers et humains pour y parvenir.

Bill Gates ou le complexe du biais du survivant.

Pour un Bill Gates ou un Mark Zuckerberg qui réussit, combien d’entrepreneurs ont échoué ou se retrouvent sans un sou et sans le moindre diplôme ?

On se souvient toujours des vainqueurs, jamais des perdants.

Comment y remédier ?

Il existe plusieurs façons de neutraliser le biais du survivant, notamment en désactivant les critères qui peuvent poser problème comme : le nombre d’années d’expérience, le genre, l’origine ethnique, le choix des études, etc.

Plus vous collecterez d’informations représentatives, moins vous reproduirez aveuglément ce qui a séduit votre cerveau.

Comment lutter contre le biais du survivant ?

La réponse au biais du survivant est simple et complexe à la fois. Il faut se montrer prudent et attentif.

Et quand vous pensez avoir identifié une tendance ou un schéma, cherchez toujours des contre-exemples pour relativiser.

Le biais d’attribution

By Siegfried HAACK

Parmi les biais cognitifs dont nous usons souvent malgré nous, le biais d’attribution est un travers très humain qui consiste à expliquer un comportement et à juger d’une attitude  à partir d’éléments ou d’événements internes aux personnes.

Si l’on parle parfois d’auto attribution quand il s’agit de soi-même, le biais d’attribution prend aussi le nom d’hétéro-induction quand il s’agit d’autrui.

Focus sur cette notion très présente en chacun de nous.

Qu’est-ce que l’attribution causale ?

Plus généralement, on parle d’attribution causale et cette notion fut découverte par un scientifique autrichien, Fritz Heider à la fin du XIXe siècle. Il considérait alors que la démarche de l’homme pouvait s’apparenter à celle de la science.

Au cours du XXe siècle, le psychologue Harold Kelley a enrichi cette notion d’attribution causale en la rapprochant de l’analyse statistique de la variance.

Concrètement, on intégrait des notions de schèmes de causalité – ensemble de croyances que l’on possède tous – pour déterminer un comportement et l’expliquer.

Le biais d’attribution (causale) est donc né de cette recherche.

Comprendre l'origine du biais d'attribution.

Elle désigne aujourd’hui les erreurs fréquentes que nous commettons quand nous jugeons ou critiquons le comportement d’une personne en le mettant en lien avec un élément (supposé) de sa vie ou un événement qui le concerne.

On minimise alors les raisons externes ou contextuelles.

Par exemple, les membres d’un groupe vont avoir tendance à blâmer le chef ou le leader (souvent injustement) pour son incapacité à faire émerger une solution avantageuse pour tout le monde.

Les membres d’un grand groupe sous-estiment les effets de contexte, à savoir la taille du groupe, et soulignent les défaillances individuelles du chef.

Un biais cognitif omniprésent

Le biais d’attribution amène chacun d’entre nous à sous-estimer l’importance de facteurs inanimés, des facteurs liés à un environnement ou à une situation, par rapport à des facteurs humains et animés.

Par exemple, cela peut s’agir d’une personne qui vit à l’étranger qui affirme qu’elle ne sort que très peu de fois par semaine  à l’extérieur de chez elle. On va rapidement supposer qu’elle aime son intérieur et vivre chez elle. Nous ne sommes pas conscients qu’elle vit tout simplement dans un endroit froid où les températures extérieures sont très froides pendant une majeure partie de l’année.

Exemple de biais d'attribution.

Un autre exemple est cette personne qui donne un coup de pied dans un distributeur de sodas. Immédiatement, on va estimer que cette personne est en colère alors qu’elle vient peut-être de passer une mauvaise journée, qu’elle n’a pas envie de perdre son argent au profit de cette machine.

Comment se prémunir du biais d’attribution ?

Pour éviter le biais d’attribution, une stratégie consiste notamment à donner à d’autre le bénéfice du doute.

Une autre solution peut aussi être la suivante : examiner le contexte derrière les circonstances d’une situation pour en définir une explication plausible.

Une troisième option est de s’interroger soi-même : comment aurais-je réagi dans une situation identique ? Cela permet de se faire un pas de côté et de regarder les choses, les événements et les personnes avec un peu de recul.

Quelle solution contre le biais d'attribution ?

Il est très difficile, voire impossible, de se débarrasser totalement du biais d’attribution, car cela est inhérent à notre nature humaine. Mais minimiser ses effets est toujours possible à condition de vouloir faire l’effort de travailler sur soi.

Le biais de disponibilité

By Siegfried HAACK

Il existerait plus d’une douzaine de biais dits cognitifs majeurs qui jouent en notre faveur ou notre défaveur malgré nous. Parmi eux, on retrouve le biais de disponibilité qui désigne une tendance ou une manière de raisonner en privilégiant et en surestimant les informations immédiatement disponibles à notre mémoire.

Focus sur ce biais qui nous joue des tours plus facilement qu’on en l’imagine.

Qu’est-ce que le biais de disponibilité ?

Le biais dit disponibilité, aussi appelé heuristique de disponibilité, est un biais cognitif révélé en 1974 par 2 psychologues, Daniel Kahneman et Amos Tversky. Ce biais conduit les personnes à confondre souvent la validité d’une idée avec la facilité avec laquelle cette même idée leur est venue à l’esprit.

Dès lors, la personne s’abstient de rechercher de nouvelles informations qui pourraient l’éclairer ou enrichir son discours de manière plus rationnelle ou plus objective.

Définition du biais de disponibilité.

Exemples du biais de disponibilité

On retrouve souvent ce « réflexe » lors d’événements qui ont une forte charge émotionnelle, ce qui favorise le souvenir ou quand les événements sont en accord avec nos croyances.

C’est aussi le cas dans les situations suivantes :

  • On considère (à tort) qu’une nouvelle régulièrement apportée par les médias se produise fréquemment. Ainsi, des informations nouvellement acquises s’avèrent plus disponibles que des informations plus anciennes. La représentation mentale est plus simple pour une information répétée, c’est ainsi que naît une rumeur.
  • Une situation rencontrée fréquemment dans le passé est plus facilement représentée mentalement. Le biais de disponibilité se traduit par une forme de conservatisme.
  • Plus on répète une affirmation trompeuse, plus elle devient convaincante (les gourous de sectes utilisent souvent ce biais).
  • Quand on associe 2 idées communément, elles finissent tôt ou tard par avoir l’air connectées.
  • Acheter une voiture d’une marque précise et d’une couleur précise amène à remarquer les autres exemplaires de cette voiture quand on prend la route, ce qui n’était pas le cas avant l’achat.
  • Dans un immeuble en feu, un résident va chercher à s’enfuir par l’escalier car, dans son esprit, escalier = sortie. Or, au lieu de réfléchir à d’autres alternatives, il risquera de mourir brûlé ou asphyxié.

Souvent, le processus de réflexion via le biais de disponibilité mène à une conclusion erronée.

Exemples de l'heuristique de disponibilité.

Négliger le taux de base

Le concept d’heuristique de disponibilité fait référence à la négligence du taux de base.

Concrètement ce taux fait référence à l’intégration de renseignements non pertinents dans un jugement de probabilité.

Au lieu de réfléchir à chaque question de manière rationnelle, voire statistique, la plupart des personnes qui utilisent ce biais de disponibilité cherchent à aller rapidement à une solution.

Peu importe que cela soit vrai ou pas par ailleurs.

Et nous sommes tous victimes de ce biais.

C’est le marketing et la vente qui l’exploitent très bien, car les professionnels se souviennent que les clients n’ont pas le temps de juger ou d’évaluer un produit ou un service en fonction de critères objectifs.

En réalité, nous portons tous un jugement hâtif qui se fonde sur des critères comme la familiarité.

Faire attention au biais de disponibilité dans nos jugements.

Existe-t-il une solution ?

Peut-être que oui.

Toujours est-il que la meilleure réponse ou le raisonnement le plus pertinent n’est pas nécessairement celui qui nous vient à l’esprit en premier lieu, même si notre intuition peut s’avérer exacte dans bien des cas.

Le biais culturel

By Siegfried HAACK

Parmi les 12 biais cognitifs que nous connaissons et qui nous animent de manière inconsciente, l’un d’entre eux est attaché à nos références culturelles : le biais culturel.

Mais qu’est-ce que cela implique ? Et quelles sont les mesures pour réduire les préjugés culturels ?

Je vous raconte tout dans l’article qui suit.

Comprendre le biais culturel

Le biais culturel est cette faculté, indépendante de notre volonté bien souvent, de juger ou d’interpréter un phénomène, une chose, un événement, une prise de position ou une décision à partir de ses propres références culturelles.

Par exemple, il est coutumier de penser dans les cultures nord européennes que l’on doive s’habiller en noir lors de funérailles tandis que dans certaines cultures méditerranéennes, le blanc est davantage synonyme de deuil.

Et la grande diversité de jugements sur tel sujet ne vient pas uniquement d’un niveau d’expertise, mais bel et bien d’un système de valeurs auquel on croit. Cela rend alors toute argumentation rationnelle inefficace.

Ce système de valeurs, que l’on peut qualifier de culturelles, se réfère à une représentation de la réalité et non à une perception de cette dernière.

Ainsi, selon votre culture à laquelle vous appartenez, il existerait une multitude de représentations ou d’illusions de la réalité.

Qu'est-ce que le biais culturel ?

Toutefois, le biais culturel est un biais cognitif qui peut mener à des erreurs dans la compréhension de notre monde et de notre environnement proche. Cela entrainerait des prises de décision erronées ou inadaptées dans un domaine où des éléments d’une autre culture s’avèrent concernés.

Par exemple, un geste pacifique dans une culture peut être perçu comme un acte d’agression dans une autre culture.

Les implications des préjugés culturels

Depuis toujours, les hommes ont des croyances, des habitudes, des formes d’arts et des valeurs différentes.

Depuis toujours, les hommes interagissent et échangent des idées.

Toutefois, il arrive que les hommes deviennent parfois hostiles en raison de leurs préjugés culturels.

Et quand quelqu’un affirme que sa culture est supérieure à une autre, il se trouve inévitablement biaisé sur le plan culturel. La connexion avec autrui ne peut se faire et il n’y a pas de chance d’apprécier la diversité culturelle.

Quelles conséquences avec le biais culturel ?

Sur le plan décisionnel, le biais culturel et les préjugés ont de fortes implications : la perception des employés sur un lieu de travail, la diffusion de l’éducation en salles de classe, l’accès aux soins ou encore les médias sont autant de sujets sensibles à ce biais.

Comment minimiser le biais culturel ?

Plus on va acquérir une compétence culturelle, plus le parti pris via le biais culturel va se minimiser.

Mais il est possible d’obtenir des résultats intéressants pour réduire son biais culturel en suivant quelques étapes ;

  • Se sensibiliser aux croyances des autres cultures ;
  • Chercher à comprendre les attitudes d’autres individus ;
  • Se mettre à la place d’autrui en imaginant son schéma de pensée.

Chacun est capable de prendre de petites mesures et d’avancer pas à pas vers une minimisation de ce biais.

Comment réduire les préjugés culturels ?

Grosso modo, plus vous prendrez du recul et plus vous vous accorderez un temps de réflexion, meilleure sera votre réaction sans préjugés culturels.

L’objectif est le suivant : vous décentraliser, prendre de la distance envers vous-même et réfléchir sur vous-même en partant du principe que vous êtes également un objet porteur d’une culture.

Le biais de croyance

By Siegfried HAACK

Parmi les biais cognitifs que nous utilisons souvent malgré nous, on retrouve le biais de croyance. Cela se réfère à une tendance naturelle à se fier à son propre système de croyances pour évaluer une situation ou conclure un discours.

Petit aperçu du biais de croyance décortiqué pour vous.

Kesako ?

Le biais de croyance intervient quand nous devons estimer une conclusion et cela s’accentue quand nous devons raisonner rapidement.

Il existe bel et bien une distinction entre une validité logique et rationnelle d’un raisonnement et la véracité des prémisses d’un raisonnement.

Cette validité logique dépend principalement de la relation logique entre le début et la fin d’une conclusion. La véracité, elle, fait référence aux informations et aux faits trouvés et avérés.

Pour faire plus simple, il est toujours plus important de savoir qu’un raisonnement peut être valide logiquement, mais ne peut contenir que le début d’une conclusion (souvent fausse ou erronée).

Voici un exemple pour mieux comprendre le biais de croyance :

Raisonnement A :

  • Hypothèse 1 : Toutes les fleurs ont des pétales.
  • Hypothèse 2 : les roses ont donc des pétales.

Conclusion : les roses sont des fleurs.

Raisonnement B :

  • Hypothèse 1 : toutes les voitures ont un moteur.
  • Hypothèse 2 : les avions ont un moteur.

Conclusion : les avions sont des voitures.

Qu'est-ce qu'un biais de confiance ?

Nous avons tendance à affirmer que le raisonnement A est valide logiquement. Et nous rejetons le raisonnement B, car la conclusion du A est vraie dans la réalité.

Et pourtant, les deux raisonnements ne sont pas valides sur le plan logique puisque leur conclusion ne découle nécessairement pas des prémisses.

On ne se fie plus aux liens logiques qui amènent à une conclusion, mais à la crédibilité de celle-ci.

Reconnaitre le biais de croyance

Le biais de croyance consiste en la formation d’une hypothèse et une prise de décision selon ce qu’on désire et ce que l’on se plaît à imaginer. On ne prend plus en compte l’évidence, ni la rationalité, ni la réalité.

Quels sont les caractéristiques du biais de confiance ?

On pourrait résumer ce biais par une sorte de cycle de fantasmes.

Et, à chaque fois que nous sommes dans une situation sous le couvert du biais de croyance, nous passons par 3 stades :

  • Étape 1 : le rêve : les choses vont comme on le souhaite. Mais comme la réalité semble obtuse, nous passons au stade suivant.
  • Étape 2 : la frustration : les choses ne vont pas comme on le voudrait et requièrent un effort plus important pour nier la réalité.
  • Étape 3 : le cauchemar : la réalité s’impose de plus en plus et la croyance est anéantie.

La personne souffrant du biais de croyance s’enferme dans ses croyances et souffre alors d’un sentiment d’injustice, notamment si la situation dépend de quelqu’un d’autre.

Comment réagit une personne par le biais de croyance ?

La personne réagissant selon le biais de croyance adopte 3 attitudes sur le plan cognitif :

  • Elle sélectionne des signaux ou des indices qui renforcent sa croyance. Elle ignore totalement les signaux opposés.
  • Elle accorde davantage d’importance aux indices qui renforcent sa croyance au lieu de ceux qui l’infirment.
  • Elle répond au signal ou à l’indice de manière biaisée afin de générer une réaction en retour qui renforcera sa croyance de base.

Attitudes et comportement avec le biais de confiance.

Apparaissant aussi bien dans le processus de la jalousie comme en politique (avec les « fake news »), le biais de croyance est un phénomène qui joue sur la notion de perception.

Dès lors, chaque acte et non-acte est interprété pour renforcer une croyance.

Du storytelling au storyliving

By Siegfried HAACK

Dans le but de fidéliser vos clients et faire face aux nouvelles technologies, il est essentiel de redoubler d’efforts. L’arrivée des réseaux sociaux bouleverse la manière de présenter et de vendre un produit ou une prestation et le dialogue entre entreprise ou producteur et consommateur est plus fluide, quasiment instantané.
Pour toujours plus susciter l’intérêt de vos clients, je vous propose de rendre votre propos interactif grâce au storytelling et au storyliving.

De l’importance du storytelling

Le storytelling a envahi la communication, bien que le fait de créer une histoire autour d’un produit, d’un service ou d’une entreprise ne soit pas toujours aussi simple qu’on puisse l’imaginer.

Le storytelling est donc cette façon singulière de communiquer avec vos clients et vos prospects. Il s’intéresse particulièrement aux attentes, aux interrogations et aux envies des utilisateurs sur Internet.

On utilisera alors un langage ciblé pour répondre aux besoins exprimés avec un contenu défini par une stratégie éditoriale.

L’objectif est avant tout de générer du trafic sur un site Web ou vers une activité.

L'importance du storytelling en vente.

Avec l’explosion du format vidéo et celui de la photo, il est possible de se filmer n’importe où, de quoi booster ce que l’on nomme le storytelling digital. Cela apporte indéniablement une dimension supplémentaire au récit de l’entreprise.

Du storytelling au storyliving

Pour offrir une expérience client mémorable, il importe d’impliquer vos lecteurs, vos clients, vos prospects dans votre récit.

En effet, chacun d’entre eux souhaite se reconnaître dans ce que vous proposez. Et vos clients, au-delà des outils et des services qui améliorent leur quotidien, espèrent vivre des expériences inédites et personnalisées.

Ici, le récit ou l’histoire devient expérience. Le consommateur ou l’internaute devient acteur de l’histoire dont il va se souvenir et faire part autour de lui.

Storyliving ou l'expérience client à son apogée.

L’expérience que vous proposez doit être sincère, engageante, émouvante et surtout solliciter la gratitude de la part de ceux qui visualisent votre récit.

Vivre une histoire avec le storyliving

En plus d’avoir créé une histoire qui explique comment tel produit ou service peut améliorer le quotidien de vos clients, il est important de leur faire vivre cette expérience.

Il faut créer une histoire crédible qui inspire et qui mobilise la participation directe en rapport avec les valeurs que vous souhaitez véhiculer.

C’est l’émotion qui est le point d’orgue du storyliving.

Et le récit ne s’inscrit plus dans le passé, mais il cible le présent.

L’objectif n’est plus de raconter, mais bel et bien de faire vivre l’émotion au présent afin d’augmenter l’engagement des internautes.

Le boom du storyliving.

La création de contenu où l’on peut afficher les réactions en direct, les quizz, les sondages et les outils comme ceux mis en place sur Instagram, sans oublier la réalité virtuelle et la réalité augmentée sont autant de moyens de parler à votre public en leur faisant vivre votre histoire.

Le storyliving est un moyen de favoriser l’expérience client à l’acquisition du bien en lui-même. Et c’est ce qui touche particulièrement la génération des Millennials.

Avec le storyliving, vous rendez l’expérience d’achat inédite car le consommateur et vous-même écrivez une histoire commune.

Séduisant, n’est-ce pas ?

Le storytelling visuel dans votre communication ?

By Siegfried HAACK

En tant que professionnel, vous savez qu’un récit intéressant attirent l’attention d’un public à hauteur de 55 % en moyenne. Et c’est de plus en plus l’impact visuel qui permet à votre discours de monter en puissance et de susciter davantage de retours.
Découvrons ensemble pourquoi et comment le storytelling visuel doit être intégré dans votre stratégie de contenus.

Qu’est-ce que le storytelling visuel ?

Pour vous différencier des autres marques et de vos concurrents, le choix des images ne se limite plus à des photos issues de banques d’images standards. Le contenu de votre marketing doit raconter la plus belle histoire, mais aussi la plus convaincante, la plus expressive.

Et cela passe inévitablement par l’aspect visuel.

Qu'est-ce que le storytelling visuel ?

Avec le storytelling visuel, vous travaillez une narration non seulement sur une base de contenu écrit, mais aussi visuelle.

Les supports doivent être suffisamment clairs et lisibles pour que votre public les identifie et les comprenne le plus rapidement possible.

Méthode idéale pour fédérer une communauté, pour fidéliser des clients et en attirer des nouveaux, le storytelling visuel se retrouve principalement via les réseaux sociaux et dans le blogging.

Les outils d’un storytelling visuel

Il faut garder à l’esprit que chaque outil utilisé dans votre storytelling visuel doit proposer des visuels clairs de qualité, des visuels extrêmement visibles et faciles à comprendre.

L’objectif, rappelons-le, est que votre auditoire ou votre lectorat retienne la majorité des informations fournies.

Les premiers outils sont les images et les infographies.

Chaque image ou chaque infographie générée doit avoir une puissance évocatrice évidente.

C’est pourquoi vous devez travailler la colorimétrie, la mise en scène, l’exposition, les contrastes.

Et pour les infographies plus précisément, veillez à diminuer le nombre de chiffres exposés et de les formuler de manière à inclure l’internaute.

Cela passe par une touche d’humour ou toute autre ligne éditoriale qui vous correspond.

L'infographie pour raconter une histoire.

L’autre aspect visuel, très à la mode sur Twitter notamment, est le « meme ».

Cette image GIF volontairement grotesque, comique ou absurde et en mouvement s’adapte à toutes les situations. Elle permet d’illustrer un message en se basant sur une base populaire.

 

Une tendance qui se confirme depuis 1 ou 2 ans est le carrousel.

Cela représente un tremplin qualitatif en matière de storytelling visuel et de communication sociale.

Le carrousel est cette suite de photos dans laquelle vous racontez un process en cours, où dans lequel vous faites un « avant/après ».

L’objectif est de susciter l’engagement de votre public.

Il ne faut pas oublier de créer un appel à l’action à la fin du carrousel afin d’optimiser votre storytelling visuel.

La carrousel pour booster votre storytelling.

Enfin, le dernier outil que je vous conseillerais est la vidéo.

C’est LE moyen le plus rapide et le plus simple pour raconter votre histoire sur les réseaux sociaux ou sur votre blog. De plus, vous bénéficiez d’une totale liberté pour exprimer toute votre créativité et ainsi vous démarquer.

Gardez à l’esprit que le mieux est l’ennemi du bien, donc veillez à faire simple et concis. Et n’oubliez pas que le ton est primordial dans ce média, soignez donc votre ton et adaptez-le à votre cible.

Les règles de bases d’un storytelling réussi

By Siegfried HAACK

Afin de promouvoir une activité ou une marque, de fidéliser une clientèle ou encore pour construire une bonne image de marque, il est indispensable de bâtir une stratégie marketing efficace. Et cela passe par un élément essentiel : un storytelling réussi.

Voici tout ce que vous devez savoir sur les règles de base d’un storytelling réussi pour toucher directement votre cible.

Storytelling : une histoire à raconter ?

Tandis que les traditionnelles images publicitaires (affiches, tracts, flashs TV ou radio) semblent perdre en impact et en éclat, une nouvelle approche se veut plus pertinente en 2022 : le storytelling.

Aujourd’hui, nous ne souhaitons plus de messages délivrés à toute vitesse, des messages impersonnels. Et surtout, devant une fréquentation intensive et quotidienne d’Internet — et notamment des réseaux sociaux —, nous recherchons autre chose : de la personnalisation.

Nous recherchons de l’émotion, nous souhaitons être concernés parce que propose une publicité ou une annonce.

Raconter une histoire pour mieux vendre.

Avec le storytelling, vous pouvez désormais embarquer votre auditoire dans votre histoire et les amener petit à petit vers votre objectif souhaité : s’abonner à votre newsletter, acheter votre produit, découvrir votre site Web, partager une information importante, etc.

Grâce au storytelling, vous racontez une histoire qui va transmettre vos valeurs et votre image de marque afin de développer un sentiment d’appartenance.

Conseils pour construire un storytelling réussi

Vous connaître et avoir une vision claire

La première étape d’un storytelling réussi est d’apprendre à vous connaître.

  • Quelle est votre philosophie ?
  • Quelles sont vos valeurs ?
  • Quelle image souhaitez-vous renvoyer ?
  • Quels sont vos concurrents ?
  • Quel est votre positionnement dans votre secteur d’activité/ niche ?

Ensuite, grâce à une introspection, vous allez découvrir ce que vous aimeriez raconter.

Dès lors, vous aurez une vision claire de votre discours et il suffira d’y rester fidèle pour asseoir votre présentation de manière pérenne.

Apprendre se connaître pour un storytelling réussi.

Définir votre cible

Pour que votre histoire soit efficace et lisible par les bonnes personnes, apprenez à qui vous vous adressez. Créez une sorte de « persona » idéale :

  • Quel type de clientèle puis-je cibler ? Entreprise, particuliers, médias, salariés, etc.
  • Quelle est la spécificité de ma cible ?
  • Que veut-elle ?
  • Quels sont ses besoins et ses peurs ?

La pertinence de votre storytelling repose sur l’identification et l’appropriation de votre message. Votre auditoire doit se reconnaître dans ce que vous dites et montrez.

Adopter le bon ton

Autre élément clé d’un storytelling réussi, le ton et le registre de votre discours.

Selon votre cible et son positionnement, vous allez opter pour la carte de l’empathie ou de l’humour par exemple, d’autres vont préférer des faits et des données chiffrées.

L’important est de répondre à leurs besoins émotionnels afin qu’ils se sentent proches de vous.

Savoir s'adresser à son public

Trouvez alors le vocabulaire et le ton qui convient en restant en adéquation avec votre identité et votre public cible.

Mettre en scène votre histoire

Enfin, le dernier conseil pour obtenir un storytelling réussi est de donner vie à votre histoire.

Vous allez devoir planter le décor, contextualiser votre discours, présenter le ou les personnages concernés et faire ressentir des émotions.

Le but est tout simplement de créer des images mentales qui vont s’imprégner dans l’imaginaire de votre public.

Ensuite, il vous faudra incarner votre histoire puisqu’elle va devenir une partie essentielle de votre entreprise et de votre communication.

Avec le storytelling, la relation avec vos clients et vos prospects va gagner nettement en qualité et en engagement.

Le biais de confirmation

By Siegfried HAACK

Ce que l’on appelle biais cognitifs est une forme de pensées issue de notre pensée logique ou rationnelle. Ce genre de biais a tendance à être utilisé, souvent malgré soi, par rapport à autrui. On le retrouve dans notre vie privée, sur notre lieu de travail ou dans une phase de recrutement en entreprise.

L’un des biais les plus représentatifs est le biais de confirmation.

Voyons ensemble ce que cela regroupe.

Qu’est-ce que le biais de confirmation ?

Pour bien comprendre ce qu’est le biais de confirmation, il faut se représenter une tendance (naturelle) et instinctive chez chacun d’entre nous à rechercher en priorité des informations qui confirment notre manière de penser.

Dès lors, on « néglige » tout ce qui pourrait la remettre en cause.

Le biais de confirmation est cette altération de la lucidité avec une mauvaise foi plus ou moins assumée selon les individus.

Qu'est-ce que le biais de confirmation ?

Cependant, le biais de confirmation fait partie des biais cognitifs les plus utilisés pour résoudre une problématique. Cela se traduit par la recherche d’une confirmation au lieu d’une vérité.

Exploiter le biais de confirmation dans votre activité

Le monde de l’entreprise utilise souvent avec succès cette tendance de l’humain à s’en tenir à ses convictions et à valider les hypothèses déjà existantes de manière inconsciente.

Quel que soit votre secteur d’activité — marketing, vente, leadership, management, etc. — vous pouvez vous aussi imiter ce processus. Et pourquoi ne pas l’intégrer dans vos démarches ?

Comment ? Voici 3 exemples pratiques.

Recourir aux clichés et aux stéréotypes

Le premier exemple du biais de confirmation est celui du recours aux clichés.

Tout le monde possède des clichés et de nombreux poncifs sur tel secteur d’activité ou telle marque. Si les Allemands sont les garants d’une qualité de produits, les Français excellent dans le domaine de l’œnologie. Toutes les startups de la Silicon Valley sont des entreprises qui produisent des innovations technologiques révolutionnaires.

Croire ce qu'on veut voir avec le biais de confirmation.

En utilisant ce genre de biais de confirmation, votre auditoire ou vos clients sont plus à même de croire à votre message.

Jouer sur la corde sensible

Tout le monde a besoin de croire qu’il existe une solution à chaque problème.

Dès lors, le client va avoir tendance à croire les argumentaires qui promettent une solution lisible et compréhensible pour résoudre ses problèmes.

En connaissant les « failles » de votre clientèle, vous pourrez jouer cette carte de la corde sensible pour booster votre argumentaire de vente.

Utiliser les avis des internautes

Les avis des internautes jouent de plus en plus dans la balance quand il s’agit d’effectuer un acte d’achat ou de prise de position.

En répondant aux besoins de vos clients et surtout en publiant leurs avis positifs sur votre activité ou sur la solution que vous proposez, vous donnez l’impulsion nécessaire pour que les futurs autres clients valident leur prochain achat.

Un cercle vertueux en somme puisqu’un bon avis entraine un achat qui entraine un bon avis, etc.

Les avis des internautes pour se rassurer.

Pour réussir et faire aboutir votre raisonnement ou amener à un acte d’achat, il est essentiel de prendre en compte ce biais de confirmation. Vous devez tenir compte des principales erreurs de jugement et de raisonnement que nous faisons tous de manière inconsciente.

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