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Qu’est-ce que la communication interpersonnelle ?

By Siegfried HAACK

Communiquer avec des mots peut sembler simple à première vue, mais quand il s’agit de faire sens et d’exprimer une idée en particulier, d’échanger, de délivrer un message, cela peut rapidement virer au cauchemar.
Discuter et échanger des messages et des informations avec autrui dans le but de transmettre, de convaincre, de vendre, de séduire, de fédérer ou de mettre en relation s’avère être un véritable art.
Laissez-moi vous dresser les grandes lignes de la communication interpersonnelle.

De quoi parle-t-on ?

La communication interpersonnelle apparait quand un « émetteur » d’un message ou d’une information échange avec un « récepteur » et qu’ils interagissent ensemble, directement ou via un média.

Un exemple concret serait le suivant : vous parlez de quelque chose à une personne ou à un groupe de personnes qui reçoivent en même temps votre message.

Ces interactions ont lieu dans votre quotidien, personnel et professionnel, chaque jour, parfois, sans vous en rendre compte.

Définition de la communication interpersonnelle.

L’indication « interpersonnelle » souligne surtout le fait que, en prenant conscience que l’on s’adresse à une personne, cela implique :

  • Une façon d’être avec l’autre ;
  • Une manière d’aborder la communication ou l’échange ;
  • Une prise de conscience de ce que l’on souhaite donner à voir et à entendre ainsi que de l’effet à venir.

La communication interpersonnelle se nomme aussi communication comportementale.

Les avantages d’une communication interpersonnelle

Contrairement à ce que l’on peut imaginer, la communication interpersonnelle n’est pas exclusivement orale. Elle peut être aussi écrite, c’est ce qui se passe notamment avec les messages et les notifications reçus avec les réseaux sociaux.

Les bienfaits de la communication interpersonnelle.

Quelle que soit sa forme, la communication interpersonnelle apporte de nombreux bienfaits :

  • Des tensions apaisées ;
  • Une meilleure gestion des conflits ;
  • Une aisance relationnelle ;
  • Des malentendus évités ;
  • Une assertivité améliorée.

3 principes de la communication interpersonnelle

Pour mieux cerner ce qu’est la communication interpersonnelle, voici quelques piliers de cette communication.

Les 3 piliers de la communication interpersonnelle au quotidien.

  1. Vous ne pouvez pas ne pas communiquer

De nos jours, la communication est partout. Et Internet et surtout les réseaux sociaux ont accru ce besoin d’échanger.

Aujourd’hui, nous ne communiquons plus avec les mots seulement, nous utilisons des images, des vidéos. Et à travers ces médias, nous échangeons et communiquons par le biais de notre comportement, de nos attitudes, de nos réactions, de nos regards.

  1. Communication = relation et contenu

Le message que vous délivrez constitue le contenu de votre communication tandis que la manière dont votre interlocuteur reçoit votre message représente la relation. C’est cette dernière qui conditionne l’acceptation et le bon passage de votre message. Une bonne relation induit une bonne compréhension du message.

  1. Communication interpersonnelle : un mode à la fois analogique et digital

Deux modes d’échange se mettent en action selon les situations quand vous communiquez : un mode analogique et un mode digital.

Le mode analogique représente la communication paraverbale et la communication non verbale. Elle s’appuie principalement sur des gestes, des postures, des regards, votre voix ou encore votre phrasé.

Le mode digital représente la communication verbale. Ce sont vos mots, votre discours et sa structure qui impactent votre message et donc votre communication. Ici, vous devez maitriser des codes imposés.

Le dépassement de soi grâce à la PNL

By Siegfried HAACK

Quand on parle de dépassement de soi ou de challenge, on associe souvent une dimension sportive ou physique, n’est-ce pas ? Toutefois, le dépassement de soi peut aussi passer par un développement personnel ou comme un outil de croissance dans la vie de tous les jours.
La PNL apporte une solution efficace et durable pour le dépassement de soi. Je vous explique tout dès à présent.

Comprendre la PNL

Les défis que la vie nous impose ou que nous nous imposons dans notre vie personnelle ou professionnelle représentent de véritables leviers de changement. Ils obligent à mobiliser de nouvelles ressources personnelles et c’est précisément là que la PNL intervient.

La PNL ou programmation neurolinguistique est une sorte de boite à outils qui permet de décrypter et de mieux comprendre les interactions entre la pensée et le langage.

Cela influence bien évidemment le fonctionnement du corps et nos comportements ainsi que les résultats qui en découlent.

L’objectif de cette approche est de répondre à la question de « comment ? » en s’appuyant sur un principe qui est celui de la modélisation.

Comprendre la PNL pour le dépassement de soi.

Avec la PNL, on observe les comportements, les façons de penser, les manières de s’exprimer et l’on va chercher des moyens pour s’épanouir et être en accord avec ce que l’on est profondément au lieu de focaliser sur ce qui ne va pas.

Le but ultime de la PNL est le suivant : permettre à qui le désire de (mieux) se connaître, d’accéder au succès personnel et professionnel en ayant acquis la capacité de vive selon les aspirations et ses valeurs.

Comment la PNL peut aider au dépassement de soi ?

Prendre conscience des défis passés

Je le vois avec mon expérience et mes accompagnements en business coaching, il est très bénéfique de faire une sorte de bilan des challenges rencontrés jusque-là.

Surtout quand la problématique actuelle est en lien avec un manque de confiance par exemple.

Ce processus de prendre de la hauteur sur ce que l’on a traversé apporte plus de douceur sur soi.

On comprend dès lors qu’il n’est pas nécessaire de se montrer si sévère et si exigeant envers soi.

La PNL aide à ne pas minimiser ce qui a pu être fait auparavant.

Transformer les échecs en étapes d’apprentissage

Qui dit défi ou dépassement de soi ne dit pas toujours succès à la clé.

Au contraire, il arrive que ce chemin soit pavé, certes de bonnes intentions, mais aussi d’étapes infructueuses, d’échecs même.

Comment transformer ses échecs en progrès ?

L’enjeu principal de la PNL est de transformer ce que vous percevez comme échec en expérience, en sources d’apprentissage et en connaissance de soi.

Vous allez pouvoir ensuite vous appuyer sur cela pour dépasser ces freins et ces échecs et ainsi éviter de les reproduire.

3 clés pour un dépassement de soi réussi avec la PNL

Clé n° 1 : je prends une décision

Se dépasser, c’est savoir prendre une décision à un moment donné.

On ne prend pas la décision pour les autres, pour impressionner, pour attendre un retour ou une validation d’autrui.

Non, la PNL aide à mettre en place une stratégie d’action tout en étant connecté à ses besoins fondamentaux et à ses valeurs.

Clé n° 2 : je passe à l’action

L’important est de ne pas stagner où vous êtes, mais bel et bien d’avancer pas après pas. Quelle que soit la taille de ce pas. Quel que soit le nombre de pas, mais de toujours être en mouvement vers l’atteinte de votre objectif.

La PNL demande à modifier ses comportements, de mettre en place de nouvelles habitudes.

Comment ?

  • En définissant un objectif atteignable, mesurable et précis.
  • En vous fixant des étapes concrètes avec un calendrier et un suivi.
  • En vous évaluant régulièrement pour réajuster et vous donner un maximum de chance d’atteindre votre objectif.
  • En vous autocongratulant, c’est-à-dire en vous encourageant.

Etre dans l'action grâce à la PNL

Clé n° 3 : je m’encourage

Qui dit défi ou dépassement de soi dit gain à remporter, n’est-ce pas ?

Pourquoi ne pas vous récompenser et célébrer chaque petite étape ?

La PNL permet d’associer le plaisir à l’effort en s’apportant de l’amour et en se donnant un éclairage positif sur ce que l’on vient de réaliser.

Le storytelling pour mieux vendre

By Siegfried HAACK

Depuis toujours, femmes et hommes se plaisent à raconter des contes et autres récits. Et aujourd’hui, raconter une histoire sert également à vendre, on parle alors de storytelling pour vendre.
Voici pourquoi vous devez utiliser cette approche dans votre discours de vente.

Kézako le storytelling ?

Le storytelling est l’art de raconter une histoire. On parle aussi de communication narrative.

C’est un procédé qui consiste à mettre en valeur un message dans le but de susciter un intérêt, de vendre, d’attirer l’attention, de faire réagir. Le storyteller utilise différents codes narratifs comme la personnification, la métaphore, la comparaison, l’anecdote, etc.

Le récit sert ici de support dans le but de faire réagir sa cible ou sa clientèle potentielle à son message.

Qu'est-ce que le storytelling ?

On retrouve le storytelling dans divers champs en marketing et en communication :

  • Soit de manière ponctuelle comme cela est le cas pour un spot publicitaire ;
  • Soit pour instaurer une image de marque, c’est-à-dire participer à l’image et au positionnement d’une marque. L’exemple d’Apple est régulièrement cité à ce sujet.

Vendre au-delà des mots

On le dit souvent, une image vaut mille mots.

Le storytelling ne promeut pas un produit directement, il raconte une histoire qui contextualise le produit dans laquelle le client va se reconnaître.

Dès lors, on évoque des valeurs au lieu d’essayer de vendre un produit à tout prix.

En storytelling, il est recommandé de partir des besoins du client plutôt que de ses propres produits ou services.

Se différencier au-delà des mots avec le storytelling.

Et n’oubliez pas la phrase de Christian Salmon : « les gens n’achètent pas un produit, mais l’histoire que ce produit représente. »

Avantages du storytelling pour vendre

Avec la transformation numérique, les habitudes de consommation ainsi que les exigences des clients ont changé.

Le storytelling intervient ici pour créer la différence puisque vous apportez une valeur ajoutée pour convaincre.

Le storytelling aide à capter l’attention

Capter l’intérêt des clients est toujours une étape difficile dans la vie d’un commercial ou d’un commerçant.

En effet, le client est sur-sollicité et peut se montrer méfiant.

En lui racontant une histoire simple et universelle, vous suscitez une émotion, un sentiment (peur, désir, amusement, empathie, etc.). Et c’est exactement cela que le (futur) client va retenir au lieu de vos qualités d’orateur.

Le storytelling vous permet de vous démarquer

Il n’est pas toujours évident de montrer la singularité d’un service ou d’un produit juste en vous basant sur ses caractéristiques techniques ou esthétiques.

Même si le produit possède une technologie innovante, il est fort possible que d’autres entreprises ou d’autres commerçants utilisent déjà quelque chose d’identique.

En revanche, en soignant l’expérience client, en faisant vivre une expérience unique à votre prospect ou à votre client, vous créez de l’innovation. Vous répondez à ses besoins exprimés. Votre client se sent soudain compris et il sera plus à même de vous écouter et d’interagir avec vous.

Le sentiment qu’il ressent va rester dans sa mémoire et cela vous différenciera des autres.

Bien vendre en se démarquant grâce au storytelling.

Vous créez de la proximité avec le client

En faisant part d’une anecdote personnelle dans laquelle le client va se reconnaître, vous créez une connexion émotionnelle avec lui.

Cela stimule sa curiosité et son empathie, ce qui va accroitre son intérêt pour votre offre.

Le storytelling booste la mémorisation de l’offre

Le cerveau humain enregistre mieux ce qui crée des émotions plutôt que ce qui est purement logique ou factuel.

Souvenez-vous de votre scolarité où il vous est peut-être arrivé de littéralement boire les paroles d’un professeur et de retenir, par conséquent, le cours comme par magie !

L’important est de toujours vous rappeler à qui vous vous adressez afin de comprendre ses besoins et y répondre de manière personnalisée et émotionnelle grâce au storytelling.

« L’ego est l’ennemi » — livre de Ryan Holiday

By Siegfried HAACK

Quoi que vous fassiez et où que vous soyez, votre plus dangereux ennemi vit en vous, à savoir votre ego. Cette croyance qui laisse croire que nous avons une certaine importance biaise souvent notre jugement et nos décisions.
L’auteur américain Ryan Holiday nous explique comment déjouer notre ego pour atteindre nos objectifs et réussir.

Résumé du livre « L’ego est l’ennemi »

Notre culture, basée sur l’individualisme et le regard sur soi — lequel est surexploité par les réseaux sociaux — attise les flammes de notre ego, le mien comme le vôtre. Et il est vrai que derrière l’écran de notre ordinateur ou de notre téléphone, il n’a jamais été aussi simple de parler, de se faire valoir, bref, de gonfler son ego, n’est-ce pas ?

Souvent, nous attribuons une relation de cause à effet qui n’a pas lieu d’être. On suppose que les symptômes d’une réussite sont les mêmes que la réussite elle-même.

Nous confondons alors la cause et le résultat.

Résumé du livre "L'ennemi est l'ego" de Ryan Holiday.

C’est le propre de l’ego de venir « brouiller » cette vision, d’aveugler notre jugement et de semer des problèmes là où il n’y en a pas.

Cette croyance tout à fait déplacée de notre propre importance, cette arrogance comme certains l’appellent, ce sentiment de supériorité dépasse alors notre confiance et notre talent.

Mais cela n’est pas une fatalité en soi.

Il est tout à fait possible de gérer notre ego, voire de le diriger.

Ego et confort

L’ego représente cet ennemi de tous vos souhaits, de toutes vos envies et de tout ce que vous avez : avoir un métier, exprimer une créativité, travailler avec les autres, construire une relation durable et forte, etc.

L’ego nous fait croire que nous sommes meilleurs que ce que nous sommes. Cela nous empêche de rester en contact direct avec le monde tel qu’il est autour de nous.

La source de l’ego est le besoin de rester confortable. Il va nous « chuchoter » ce que nous voulons entendre au moment où nous voulons l’entendre.

Mais en l’écoutant, nous nous empêchons de construire, d’avoir du succès, d’avancer, d’apprendre.

Ego et zone de confort.

D’après Ryan Holiday et son livre « l’ego est l’ennemi », il est possible donc de gérer l’égo pour gagner en humilité dans nos aspirations, pour demeurer élégants dans nos succès et être résilient dans nos échecs.

Comment gérer notre ego ?

Voici quelques clés extraites du livre « L’ego est l’ennemi » de Ryan Holiday.

Rester un étudiant

Le meilleur moyen de faire taire notre ego est de se mettre dans la peau de quelqu’un qui a toujours à apprendre quelque chose.

Au lieu de prétendre tout connaître, ce qui empêche de progresser et d’avancer, il est important de garder son humilité en pensant que nous ne pouvons pas apprendre ce que nous pensons connaître déjà.

Impossible d’être meilleur si on pense déjà l’être.

Rester humble et apprendre.

Se montrer discipliné

Même si la passion fait faire beaucoup de choses, il est essentiel de la nourrir régulièrement, car elle disparaitra tôt ou tard.

Avec de la discipline, de la persévérance et de la maitrise de soi, en adoptant une démarche raisonnée et itérative, on parvient à atteindre durablement ses objectifs.

Acceptez de commencer humblement et d’apprendre, impliquez-vous dans ce que vous faites. Et créez votre propre légende personnelle sans vous mettre en avant et en agissant de manière désintéressée envers les autres.

L’effet de halo

By Siegfried HAACK

L’un des nombreux biais cognitifs qui nous animent quand on rencontre quelqu’un est l’effet de halo. Ce biais altère notre perception parce qu’il s’appuie sur la première impression qui va générer une perception sélective des informations perçues.

Voici ce qu’il en est et comment le reconnaître chez soi comme chez les autres.

Qu’est-ce que c’est ?

Mis en évidence en 1920 par le psychologue américain Edward Thorndike, l’effet de halo est une tendance naturelle et inconsciente à rendre plus positives (ou inversement, plus négatives) certaines caractéristiques d’une personne, d’une marque ou d’un groupe. Et ce, même si on ne les connaît ni d’Ève ni d’Adam.

Dans notre système de représentation, la perception de quelqu’un ou d’une marque par exemple est généralement influencée par l’idée que l’on peut se faire de son propre environnement. Cela peut être sa famille, ses amis, son pays, son entreprise ou alors pour l’une de ses caractéristiques. C’est l’effet de halo.

Définition de l'effet de halo.

Voici quelques exemples concrets pour mieux comprendre :

  • Vous avez une opinion négative de quelqu’un sans la connaître. Pourquoi ? Parce qu’il à un groupe que vous n’estimez pas ;
  • On juge une personne plus intelligente qu’une autre sur la base de son aspect physique ;
  • Vous appréciez une marque pour un type de produits plus que pour d’autres, sans jamais les avoir testés.

Effet de halo dans notre vie de tous les jours

L’effet de halo se manifeste de diverses manières dans notre vie quotidienne.

On peut attribuer des caractéristiques positives à une personne qui a un physique avantageux ou qu’elle s’avère très attirante, sans même la connaître.

On va s’imaginer qu’elle est intelligente, agréable à vivre, etc. En revanche, si l’on ne trouve pas quelqu’un à notre goût, on va immédiatement se dire que cet individu est ennuyeux, voire peu amical.

Ce biais cognitif se retrouve aussi quand on connaît la profession d’une personne. Rapidement, on la « met dans une case », on l’étiquette.
On retrouve aussi cette technique dans l’univers du marketing et de la vente. L’objectif est alors d’améliorer une image de marque de certains produits ou pour positionner un produit sur un marché précis.

Comment repérer l'effet de halo au quotidien ?

Avec l’effet de halo, on se rend compte que nous mesurons tous assez mal l’influence de celui-ci sur notre évaluation d’autrui et de notre environnement. Et pourtant, il est bel et bien là.

Alors que nous pensons tous avoir des jugements objectifs, ce n’est certes pas le cas.

Ce sont souvent les stéréotypes et les préjugés — souvent péjoratifs — qui sont un bon moyen de repérer le biais dit effet de halo.

Comment éviter de tomber dans l’effet de halo ?

Pour éviter l’effet de halo et surtout éviter d’être mal perçu, il est essentiel de parler de ses compétences et de ses qualités. Cela doit se faire au pus tôt, quand on rencontre quelqu’un ou lors d’un entretien d’embauche.

Lutter contre l'effet de halo.

De même, pour éviter de tomber dans des jugements injustifiés, il est impératif d’apprendre à réévaluer ce que l’on pense des autres. S’interroger et se remettre en question, tant qu’on ne les connaît pas bien.

On découvrirait sûrement que la première impression n’est pas toujours la bonne, comme on l’imagine bien souvent.

Le biais cognitif de l’aversion à la perte

By Siegfried HAACK

Peut-on parler d’opportunité sans risque ? Que vous souhaitiez à changer de carrière, que vous désiriez entreprendre ou investir en bourse, chaque décision que vous prenez comporte sa propre part d’incertitude. Et vous cherchez alors à éviter ces derniers de toutes vos forces alors que la récompense potentielle peut être importante.
Ce comportement se nomme l’aversion à la perte.

Comprendre ce qu’est l’aversion à la perte

Identifiée pour la 1ère fois en 1979 par 2 psychologues, Amos Tversky et Daniel Kahneman, l’aversion à la perte est un phénomène que nous connaissons tous dans notre vie.

Les 2 scientifiques ont remarqué que la douleur de perdre quelque chose est jusqu’à 2 fois supérieure au plaisir de gagner son équivalent.

Concrètement, si vous perdez 100 €, l’émotion sera ressentie avec deux fois plus de force que si vous aviez gagné cette même somme.

Il est tout à fait normal de ne pas aimer « perdre » quelque chose ou de faire un mauvais choix.

Toutefois, le problème est qu’en cherchant toujours à minimiser les risques, cela conduit parfois à une conduite irrationnelle.

Et, à juste propos, c’est en voulant éviter de perdre quelque chose que l’on finit généralement… par le perdre.

Qu'est-ce que l'aversion à la perte ?

Qu’est-ce qui explique l’aversion à la perte ?

L’aversion à la perte est un phénomène qui est le fruit de plusieurs facteurs à la fois culturels et socio-économiques, mais aussi neurologiques.

Les facteurs neurologiques

C’est notamment à cause du fonctionnement de notre cerveau que nous connaissons cette aversion à la perte.

Dans les faits, quand vous avez peur, vous sollicitez trois zones de votre cerveau :

  • L’amygdale : cette zone du cerveau traite la peur. Elle se met en alerte quand nos sens détectent quelque chose d’inhabituel (peur dans l’avion, peur devant une araignée ou un serpent, etc.).
  • Le striatum : c’est la zone cérébrale qui prend la décision. Elle s’active au moment où vous perdez quelque chose ou quand vous la gagnez. C’est aussi ici que se décident les anticipations pour éviter les éventuelles pertes.
  • Le cortex insulaire : cette zone réagit au dégoût. Le cortex insulaire travaille avec l’amygdale pour éviter de reproduire les mêmes erreurs. Donc plus vous anticipez une possible perte, plus cette zone s’active.

Les facteurs socio-économiques

Selon votre environnement ou votre classe sociale, vous êtes plus ou moins victime de ce biais cognitif.

Les individus qui possèdent du pouvoir, de l’argent ou ont beaucoup de réseaux s’avèrent généralement moins sensibles à l’aversion à la perte. Elles savent mieux encaisser les coups durs. Si elles devaient perdre quelque chose, elles sauraient s’en remettre plus rapidement.

Ce sont aussi des personnes qui sont capables de prendre des risques modérés pour un retour important, contrairement à la majorité de la population.

Les raisons de l'aversion à la perte

Les facteurs culturels

Enfin, la troisième cause de l’aversion à la perte s’avère culturelle.

En fonction de votre culture, vous êtes plus ou moins sujet à ce biais.

Ainsi, les pays européens sont plus sensibles à ce biais que les pays d’Afrique par exemple et cela s’explique par la différence de mentalité sur le plan collectif et au niveau individuel.

Si les pays africains tendent à avoir un esprit plus collectif — un individu saura plus facilement trouver un soutien auprès de sa famille ou de ses amis, voire de sa communauté — les personnes en Europe s’avèrent plus individualistes.

L’esprit d’entraide est moins développé donc la peur de perdre quelque chose est plus importante.

Comment surmonter votre aversion à la perte ?

  • Prendre des risques : vous serez alors capable de passer vos peurs et de prendre des décisions rationnelles.
  • Raisonner sur le long terme : vous créez de la perspective et vous ne vous arrêtez plus aux conséquences à court terme.
  • Pratiquer la visualisation positive : loin d’avoir une vision béate des choses, il importe de « paramétrer » votre cerveau à voir le bon côté des choses, à vous dire que le meilleur peut arriver (tout en gardant dans un coin de votre esprit ce côté rationnel qui consiste à avoir conscience des choses qui vous effraient).
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Le biais mnésique

By Siegfried HAACK

Notre mémoire est un formidable outil capable de stocker, de conserver et de rappeler des expériences passées, mais aussi des infirmations ou des gestes. L’usage du biais mnésique, aussi appelé biais de rappel ou biais mémoriel, est un biais cognitif en lien avec nos souvenirs et la manière dont on se remémore une expérience.

Focus sur le biais mnésique dès à présent.

Qu’est-ce que le biais mnésique ?

Le biais mnésique trouve donc son origine dans notre utilisation et le fonctionnement de la mémoire.

Il se traduit principalement par une préférence pour une manière dont les souvenirs sont altérés ou rappelés en fonction d’un état affectif.

Ainsi, la difficulté de se souvenir d’une situation ou d’une expérience positive dans votre passé peut amener à des conclusions erronées.

Tous les êtres humains ont le même fonctionnement avec la gestion de l’information. Il nous est incapable de faire fi de notre affect pour traiter une information de manière neutre.

Qui ne s’est jamais dit : « ma mémoire me joue de mauvais tours ! »

Ce biais mnésique typique se réfère aux « tours » que notre mémoire semble nous jouer à notre insu.

Il faut savoir que la mémoire est associée à la perception, car, concrètement, on se souvient consciemment de ce qu’on perçoit bien.

Toutefois, elle peut ajouter des distorsions. Car lorsqu’on accède à un souvenir, on le modifie à cause de l’émotion ressentie au moment du souvenir.

Définition du biais mnésique.

Chaque souvenir est toujours biaisé et altéré par la manière dont les émotions et les informations sont traitées.

Effet de récence et effet de simple exposition

Il existe deux tours fréquents que nous joue notre mémoire : l’effet de récence et l’effet de simple exposition.

L’effet de récence

Dans les années 1960, différentes recherches ont été menées sur la mémoire. On s’est alors rendu compte que l’on se remémorait toujours plus facilement le dernier élément d’un site.

On s’est alors mis d’accord qu’il existait une mémoire à court terme et une mémoire à long terme.

L’effet de récence est un biais mnésique à court terme. On l’on oppose à un autre biais ménisque à long terme, appelé biais de primauté. Celui-ci rend plus vivace le souvenir d’une première impression.

Les types de biais mnésiques.

L’effet de simple exposition

Très connu des publicitaires et des responsables marketing, cet effet démontre que plus on est exposé à une information, plus il est probable qu’on se mette à l’aimer.
On a donc plus de chances de développer des sentiments positifs à l’égard d’une personne que l’on a déjà croisée au moins une fois. C’est la même chose pour une musique que l’on a entendue une fois.

Remédier au biais mnésique ?

Devant la pluralité des biais mnésiques – biais de récence, biais de simple exposition, mais aussi biais rétrospectif ou encore effet de primauté, sans oublier le biais de fréquence de base –, il est difficile de trouver une solution en particulier pour remédier à ce type de biais.

Chaque biais mnésique est en effet lié à une donnée expérimentale qui peut être contradictoire d’une personne à une autre.

Solution pour éviter le biais mnésique grâce au journal intime.

La meilleure chose à faire est peut-être de se poser. Pourquoi ne pas structurer ce que l’on vient d’apprendre au cours d’une journée (journal intime, notes sur smartphone) ou enregistrer ce qui vous semble important de manière écrite ou orale ?

Le biais de corrélation illusoire

By Siegfried HAACK

Biais cognitif qui consiste à imaginer une connexion entre deux événements ou deux genres d’événements alors qu’il n’en existe pas, le biais de corrélation illusoire est aussi appelé biais de corrélation trompeuse.

À quoi ressemble le biais de corrélation illusoire ?

Biais cognitif étudié dès 1957 par les psychologues LJ et JP Chapman auprès de leurs étudiants, le biais de corrélation illusoire se rapproche de la célèbre Loi de Murphy.

Il s’agit en fait d’une erreur de jugement qui cherche à établir un lien de causalité entre deux événements qui n’ont en fait aucun rapport entre eux.

Quelques exemples pour illustrer ?

  • Vous êtes en voiture et en retard à un rendez-vous : tous les feux de signalisation semblent s’être donné le mot pour passer au rouge quand vous vous approchez.
  • Vous avez prévu un superbe pique-nique romantique avec votre dulcinée ? Évidemment, le mauvais temps s’invite.
  • Vous êtes tranquillement aux toilettes et soudain, la porte sonne.
  • Un collègue a mal pris une remarque de votre part ? C’est normal puisqu’il est du signe du Lion (croyance astrologique).
  • Vous avez réussi votre dernier examen à l’université ? Évidemment que oui, grâce à votre stylo porte-bonheur, n’est-ce pas ?

Qu'est-ce que la corrélation illusoire ?

Il n’y a pas de « karma » comme on peut le croire et le sort ne s’acharne pas contre vous.

Vous êtes simplement victime d’un phénomène psychologique très courant. Et comme notre cerveau a constamment besoin de preuves pour exister et valider ce qu’il perçoit, vous vous mettez à chercher des liens qui n’existent tout simplement pas.

Comment mesure-t-on ce biais ?

Ce type de biais cognitif intervient dans de nombreux cas :

  • Superstitions ;
  • Croyances populaires ;
  • Légendes urbaines ;
  • Proverbes ;
  • Préjugés ;
  • Erreurs de diagnostics médicaux ;
  • Stéréotypes.

Son origine proviendrait du fonctionnement de notre cerveau et plus particulièrement de notre mémoire.

Comment cela se fait-il ? Parce que notre mémoire rend plus facilement accessible des souvenirs associés à des événements marquants ou à des phénomènes rares.

Dès lors, chacun fonde petit à petit son analyse sur une base trop faible d’informations et s’en contente.

En revanche, si vous vous attendez à ce qu’il y ait une connexion entre deux événements, vous allez remarquer et mémoriser uniquement les coïncidences qui vont aller dans ce sens.

Ceci aura pour effet de renforcer votre propre croyance initiale.

Se rendre compte de la corrélation illusoire autour de soi.

La corrélation illusoire représente un biais de confirmation en soi où l’expérience d’une personne intervient. En effet, l’individu en question considère que les éléments présentés devant lui sont interdépendants.

Parfois, la relation entre deux événements n’implique pas l’expérience directe d’une personne. Par exemple, une personne tatouée ou avec des piercings est perçue comme dangereuse tandis qu’une personne portant un uniforme est généralement étiquetée comme bien éduquée.

Se méfier des conclusions hâtives

Ce que nous apprend le biais de corrélation illusoire est qu’il ne faut pas toujours prendre des décisions ou affirmer telle chose sans avoir vérifié par soi-même en amont.

Savoir que ce biais existe et que nous en sommes tous victimes permet de prendre des décisions plus raisonnées et surtout d’éviter de tomber dans des raisonnements absurdes.

Réfléchir avant d'établir des connexions sur les réseaux sociaux.

Le biais de corrélation illusoire est un levier psychologique très puissant, à tel point que certains l’utilisent sciemment pour servir leurs intérêts. C’est notamment le cas avec les charlatans ou les gourous, certains voyants et astrologues qui surfent facilement sur cette vague en influençant nos comportements et nos attitudes.

 

Peut-être ne faut-il pas s’arrêter à l’hypothèse la plus frappante, à celle qui saute aux yeux pour expliquer un lien ?

Peut-être ne faut-il pas toujours chercher à tout expliquer ? Parfois, les coïncidences existent.

Le biais du survivant

By Siegfried HAACK

Nous sommes tous animés par des biais cognitifs qui s’expriment plus ou moins forts selon les caractères et les circonstances. Parmi l’un d’eux, on retrouve le biais du survivant. Ce dernier peut avoir des conséquences sur notre perception des personnes qui nous entourent ou que l’on admire.

Explication dès maintenant.

Qu’est-ce que le biais du survivant ?

Une définition

Le biais du survivant est un biais cognitif qui consiste à tirer des conclusions hâtives à partir d’un jeu de données incomplet.

Concrètement, on surévalue les chances de succès d’une entreprise, d’une initiative ou du parcours de quelqu’un. Pourquoi ? On concentre notre attention sur les personnes ou les sujets qui ont réussi.

Mais ces personnes ou ces histoires représentent des exceptions sur le plan statistique. Elles sont minoritaires et ne sont pas représentatives.

Définition du biais du survivant.

Pour mieux illustrer, le biais du survivant représente ceci : une personne qui a réussi jouit d’une visibilité plus importante qui pousse les autres personnes à surestimer leurs propres chances de succès.

En psychologie, on dit que l’être humain a une tendance à se concentrer sur des contenus ou des personnes qui ont du succès et qui sont passés par une sorte de processus de sélection, quel qu’il soit. On retrouve cela avec les célébrités, les chanteurs, les sportifs, les acteurs, les leaders, etc.

Le danger du biais du survivant

Le grand danger du biais du survivant est de se pousser « dans les bras » d’auteurs de best-sellers, d’athlètes médaillés ou de leaders célèbres.

Même si le succès attire et que l’on cherche à le comprendre en déconstruisant son mécanisme, l’important est surtout de ne pas chercher à calquer sa situation personnelle sur celle que l’on projette.

Une histoire écrite par les vainqueurs

Que l’on parle de Bill Gates, de Mark Zuckerberg, d’Elon Musk, de Richard Branson, tous ces entrepreneurs ont quitté les bancs de l’université avant l’heure et surtout avant de devenir des milliardaires.

Si l’on écoute ce genre de discours, il n’est pas besoin de faire des études pour réussir.

N’est-ce pas le genre de conseils ou de discours que l’on entend ou qu’on lit sur les réseaux sociaux notamment ?

Cela est certes possible. Mais c’est aussi parce que c’était de très grands travailleurs, qu’ils avaient une vision et qu’ils se sont donné les moyens matériels, financiers et humains pour y parvenir.

Bill Gates ou le complexe du biais du survivant.

Pour un Bill Gates ou un Mark Zuckerberg qui réussit, combien d’entrepreneurs ont échoué ou se retrouvent sans un sou et sans le moindre diplôme ?

On se souvient toujours des vainqueurs, jamais des perdants.

Comment y remédier ?

Il existe plusieurs façons de neutraliser le biais du survivant, notamment en désactivant les critères qui peuvent poser problème comme : le nombre d’années d’expérience, le genre, l’origine ethnique, le choix des études, etc.

Plus vous collecterez d’informations représentatives, moins vous reproduirez aveuglément ce qui a séduit votre cerveau.

Comment lutter contre le biais du survivant ?

La réponse au biais du survivant est simple et complexe à la fois. Il faut se montrer prudent et attentif.

Et quand vous pensez avoir identifié une tendance ou un schéma, cherchez toujours des contre-exemples pour relativiser.

Le biais d’attribution

By Siegfried HAACK

Parmi les biais cognitifs dont nous usons souvent malgré nous, le biais d’attribution est un travers très humain qui consiste à expliquer un comportement et à juger d’une attitude  à partir d’éléments ou d’événements internes aux personnes.

Si l’on parle parfois d’auto attribution quand il s’agit de soi-même, le biais d’attribution prend aussi le nom d’hétéro-induction quand il s’agit d’autrui.

Focus sur cette notion très présente en chacun de nous.

Qu’est-ce que l’attribution causale ?

Plus généralement, on parle d’attribution causale et cette notion fut découverte par un scientifique autrichien, Fritz Heider à la fin du XIXe siècle. Il considérait alors que la démarche de l’homme pouvait s’apparenter à celle de la science.

Au cours du XXe siècle, le psychologue Harold Kelley a enrichi cette notion d’attribution causale en la rapprochant de l’analyse statistique de la variance.

Concrètement, on intégrait des notions de schèmes de causalité – ensemble de croyances que l’on possède tous – pour déterminer un comportement et l’expliquer.

Le biais d’attribution (causale) est donc né de cette recherche.

Comprendre l'origine du biais d'attribution.

Elle désigne aujourd’hui les erreurs fréquentes que nous commettons quand nous jugeons ou critiquons le comportement d’une personne en le mettant en lien avec un élément (supposé) de sa vie ou un événement qui le concerne.

On minimise alors les raisons externes ou contextuelles.

Par exemple, les membres d’un groupe vont avoir tendance à blâmer le chef ou le leader (souvent injustement) pour son incapacité à faire émerger une solution avantageuse pour tout le monde.

Les membres d’un grand groupe sous-estiment les effets de contexte, à savoir la taille du groupe, et soulignent les défaillances individuelles du chef.

Un biais cognitif omniprésent

Le biais d’attribution amène chacun d’entre nous à sous-estimer l’importance de facteurs inanimés, des facteurs liés à un environnement ou à une situation, par rapport à des facteurs humains et animés.

Par exemple, cela peut s’agir d’une personne qui vit à l’étranger qui affirme qu’elle ne sort que très peu de fois par semaine  à l’extérieur de chez elle. On va rapidement supposer qu’elle aime son intérieur et vivre chez elle. Nous ne sommes pas conscients qu’elle vit tout simplement dans un endroit froid où les températures extérieures sont très froides pendant une majeure partie de l’année.

Exemple de biais d'attribution.

Un autre exemple est cette personne qui donne un coup de pied dans un distributeur de sodas. Immédiatement, on va estimer que cette personne est en colère alors qu’elle vient peut-être de passer une mauvaise journée, qu’elle n’a pas envie de perdre son argent au profit de cette machine.

Comment se prémunir du biais d’attribution ?

Pour éviter le biais d’attribution, une stratégie consiste notamment à donner à d’autre le bénéfice du doute.

Une autre solution peut aussi être la suivante : examiner le contexte derrière les circonstances d’une situation pour en définir une explication plausible.

Une troisième option est de s’interroger soi-même : comment aurais-je réagi dans une situation identique ? Cela permet de se faire un pas de côté et de regarder les choses, les événements et les personnes avec un peu de recul.

Quelle solution contre le biais d'attribution ?

Il est très difficile, voire impossible, de se débarrasser totalement du biais d’attribution, car cela est inhérent à notre nature humaine. Mais minimiser ses effets est toujours possible à condition de vouloir faire l’effort de travailler sur soi.

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