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Les principes de la communication interpersonnelle

By Siegfried HAACK

Quelle que soit la nature de vos relations — personnelles, professionnelles, sociales, amicales — elle se fonde sur la communication qui se fait à travers un geste, un salut, des échanges verbaux, un débat, des questions, etc.
Et si communiquer peut sembler simple en apparence, communiquer efficacement est autre chose. C’est alors que la communication interpersonnelle intervient pour améliorer le rapport à autrui.

Qu’est-ce que la communication interpersonnelle ?

On appelle communication interpersonnelle quand il existe une interaction entre deux personnes au minimum qui souhaitent échanger des renseignements ou des émotions.

Pouvoir transmettre, partager, reformuler, expliquer, s’assurer que l’on a bien entendu et bien compris ou encore se mettre au niveau de son interlocuteur, voilà l’essence de la communication interpersonnelle.

Comprendre la communication interpersonnelle.

Toute communication interpersonnelle repose sur 6 piliers :

  • Un émetteur : celui qui commence la communication/conversation ;
  • Un récepteur : l’auditeur, celui qui reçoit le message de l’émetteur ;
  • Un support : écrit, verbal, électronique ;
  • Le codage : transformation de la pensée de l’émetteur en langage ;
  • Le décodage : transformation du langage en pensée par le récepteur, traduction en concept ;
  • La rétroaction : c’est la réponse du récepteur.

Avantages de la communication interpersonnelle

Avec la communication interpersonnelle, la communication gagne en efficacité. Cette approche permet ainsi de :

  • Gagner en aisance relationnelle ;
  • Améliorer vos relations avec autrui, sur le plan personnel comme professionnel ;
  • Faire passer un message clair, sans malentendus ;
  • Manager de manière efficace et constructive ;
  • Convaincre rapidement ;
  • Diminuer les tensions et gérer les conflits ;
  • Appréhender les changements avec souplesse ;
  • Mettre votre intelligence émotionnelle au service d’autrui.

Bienfaits de la communication interpersonnelle.

Les 5 principes de la communication interpersonnelle

1.      Vous ne pouvez pas ne pas communiquer

Quelle que soit votre attitude, cela est une forme de communication. Et il est impossible de ne pas adopter de comportement. Par conséquent, l’être humain communique sans cesse.

On retrouve dès lors 3 types de communications :

  • La communication verbale : constituée de mots et de phrases. Elle représente 7 % du message que vous émettez.
  • La communication non verbale : ce sont vos gestes, vos mimiques, votre posture mais aussi vos silences. Cela représente 55 % du message.
  • La communication paraverbale : ensemble d’éléments qui accompagne votre discours : intonation, rythme, débit, volume. Représente 38 % du message.

2.      La communication a deux facettes : le contenu et la relation

Ainsi, toute communication possède deux aspects, à savoir le contenu et la relation.

Le contenu représente l’information que vous transmettez. La relation correspond à la façon dont est perçue la communication.

On dit alors que la relation est saine (le contenu est prioritaire) ou perturbée (le contenu en arrière-plan est rejeté).

3.      La nature de la relation dépend de la ponctuation de la communication

Pendant votre communication, chaque interlocuteur ponctue ses phrases et son message d’une certaine manière. Cette ponctuation dépend de la culture de chacun. Et aussi du pouvoir/ascendant que l’on peut avoir sur autrui.

Et, il est indispensable de communiquer sur la nature même de la communication. Le but est de mieux comprendre les intentions de l’autre, et non s’arrêter à une interprétation.

5 principes de la communication interpersonnelle.

4.      La communication est analogique et digitale

Aujourd’hui, la communication digitale mobilise beaucoup le verbal. La communication analogique repose sur de gestes, des images, des comportements.

Tandis que la communication digitale est symbolique, la seconde est plus intuitive.

Or, il est important de mobiliser les deux aspects pour une communication directe et limpide.

5.      La communication repose sur l’égalité ou la différence

Tout interlocuteur se positionne par rapport au comportement et à l’attitude d’autrui.

Ainsi, s’il y a une différence, la relation se dit complémentaire. A contrario, s’il existe une parité dans la position entre les deux interlocuteurs, on parle de relation symétrique. Personne n’a le dessus sur l’autre.

Une bonne communication repose donc sur des échanges égaux, sur une compréhension du langage verbal et non verbal.

Maitrisez votre discours avec l’Ethos, le Pathos et le Logos

By Siegfried HAACK

Vous vous êtes surement demandé pourquoi certaines personnes étaient capables de retenir l’attention et de susciter l’intérêt, voire de convaincre en public tandis que d’autres n’y parvenaient pas, n’est-ce pas ? C’est du côté de philosophe grec Aristote que se trouve la réponse avec l’ethos, le pathos et le logos.

Je vous retranscris ses propos.

Les 3 dimensions pour convaincre

Selon Aristote et ses travaux sur la rhétorique, la prise de parole en public est l’art de convaincre son auditoire par le langage.

Philosophe Aristote

Cela met en exergue 3 dimensions du langage que sont :

  • Le logos ou le fond du langage ;
  • L’ethos ou la forme du messager ;
  • Le pathos ou la forme émotionnelle du message.

Ces 3 dimensions sont tour à tour utilisées de manière consciente pour toucher au cœur le public ou l’auditeur et l’amener à avoir un regain d’intérêt pour ce que vous dites.

Le logos

Le logos se reconnaît facilement aux arguments que l’on utilise pour atteindre sa cible.

Il représente véritablement la logique du raisonnement, la justesse des exemples ainsi que l’efficacité de ces derniers.

L’ethos

Cette 2nde dimension représente la forme du messager. En effet, non seulement le fond du message importe, mais il est tout aussi important que le porteur du message, celui qui prend la parole par conséquent, incarne ses mots et son discours.

Ainsi, la réputation, la personnalité et l’image que renvoie le messager à autrui participe à la qualité et à l’audibilité du message.

Avec l’ethos, l’orateur développe un capital sympathie, car il sait se présenter sous un jour favorable. Il gagne en crédibilité, en confiance et fait bonne impression auprès de son auditoire.

Si l’on doit résumer, on pourrait affirmer que l’on a tendance à davantage croire une personne qu’on respecte.

Le Pathos dans le discours oral.

Le pathos

Avec le pathos, on s’intéresse particulièrement à l’affect.

En effet, on évoque le pathos quand on cherche à susciter un lien émotionnel ou des émotions, de la sympathie avec l’auditoire.

Avec le pathos, l’auditeur s’identifie plus facilement aux arguments de l’orateur, il se met à sa place et trouve une résonnance dans ce qui est dit.

C’est la technique du storytelling ou de la narration qui fonctionne particulièrement bien avec cette logique.

Les stratégies rhétoriques avec l’ethos, le logos et le pathos

Une bonne mise en œuvre de l’ethos, du pathos et du logos dope considérablement l’efficacité d’une stratégie rhétorique.

Et il en existe de nombreuses qui permettent de renforcer ou d’affaiblir un argument.

Stratégie rhétorique

Objectif du discours

Analogie

Établir un concept familier pour expliquer un sujet

Antithèse

Utiliser des mots, des idées ou des images contrastées

Réfutation

Refuser une affirmation

Répétition

Répéter un mot ou une expression pour attirer l’attention de l’auditoire

Parallélisme

Répéter une structure grammaticale pour souligner une idée.

Discours oral : un savant mélange de logos, pathos et ethos.

Finalement, la réussite d’une prise de parole en public dépend de l’articulation de ces 3 dimensions que sont l’ethos, le pathos et le logos.

Jouer avec ces 3 éléments permet de toucher un large public et de l’amener à s’intéresser à ce que vous dites ou à ce que vous proposez

Et si vous ressentiez, pensiez et incarniez votre discours pour convaincre ?

« La vérité sur ce qui nous motive » de Daniel H. Pink

By Siegfried HAACK

Et si l’on arrêtait de courir après l’argent ? Pour atteindre vos objectifs et rester motivés, il est essentiel de vous attacher à vivre des expériences pour le plaisir de les vivre. Dès lors, elles vous ouvriront des opportunités d’apprendre, de progresser et de vous impliquer.

Telle la teneur du livre de Daniel H. Pink « La vérité sur ce qui nous motive » qui a su apporter de l’eau à mon moulin et que je souhaite partager avec vous dès à présent.

Succès et récompenses

Il semble évident que la plupart des personnes qui réussissent le mieux sont souvent celles qui ne recherchent pas directement le succès.

À travers son livre « La vérité sur ce qui nous motive », l’auteur Daniel H. Pink nous montre que nous devons passer d’un comportement basé sur la récompense extrinsèque à un comportement nourrit par une motivation intrinsèque.

Ce comportement doit respecter notre besoin de maîtrise de notre vie, d’apprendre et de créer des choses nouvelles.

Récompenses et succès : la vérité sur ce qui vous motive.

Pour l’auteur, la récompense matérielle n’est pas suffisante pour maintenir l’engagement la motivation sur le long terme. Elle participe, au contraire, à tuer la créativité dans l’œuf, à étouffer l’innovation, à amoindrir l’esprit critique et, finalement, à saper toute persévérance.

Concrètement, plus l’esprit se focalise sur l’obtention d’une récompense, plus les capacités d’une personne s’en trouvent réduites.

Les trois éléments essentiels à la motivation

Contrairement à ce que l’on peut imaginer, ce ne sont pas les récompenses matérielles qui nourrissent votre motivation, mais bel et bien la satisfaction de besoins essentiels que sont la maîtrise ou le contrôle, l’autonomie et la finalité.

Pour l’autonomie

Ce besoin est le premier facteur de satisfaction dans votre travail, mais aussi un élément essentiel d’efficacité.

Plus vous êtes autonome, plus vous vous montrerez persévérant, investi, et confiant dans vos capacités.

Bien entendu, cette autonomie passe par une bonne gestion de son temps, de ce que l’on fait et avec qui on le fait.

L'autonomie comme moteur de motivation.

L’autonomie, ce n’est pas être sans objectif ni comptes à rendre. Au contraire, c’est décider de la meilleure façon pour l’atteindre.

Pour la maîtrise

Ce qui caractérise le plus le monde de l’entreprise actuellement est un manque d’engagement.

Pour rester motivé, vous devez pouvoir progresser dans votre domaine en développant des capacités et une certaine expertise.

Vous devez alors maitriser ce que l’on nomme le « flow » qui est cet état de concentration absolue qui fait naitre un sentiment de satisfaction.

Pour cela, vous devez :

  • Définir des objectifs clairs et mesurables ;
  • Avoir du feedback ;
  • Trouver le dosage parfait entre vos compétences et les difficultés de la tâche.

Si la balance penche d’un côté ou de l’autre, la réussite vous semblera impossible.

Pour la finalité

Toute personne motivée met son désir au service d’une cause qui est plus grande qu’elle.

C’est le sens qui va devenir le moteur de votre motivation.

Si vous souhaitez durablement nourrir votre motivation, vous devez choisir vos objectifs avec soin et les orienter davantage vers une finalité au lieu d’une quête de la notoriété ou de l’argent.

Avoir une cause plus grande que soi comme finalité.

Et vous, qu’est-ce qui vous motive alors ?

« Ces idées qui collent » (Made to Stick) de Dan Heath et Chip Heath

By Siegfried HAACK

Il y a des livres qui vous marquent à jamais, d’autres un peu moins. Dans ma quête d’une meilleure connaissance de moi-même, et d’amélioration de ma façon de travailler et communiquer avec le storytelling, le livre « Ces idées qui collent » (« Made to stick ») de Dan Heath et Chip Heath figure en bonne place.

Focus sur un ouvrage dont les idées vont changer votre approche marketing et votre approche auprès de vos clients et de votre audience.

 

Captiver son audience

Comment pouvez-vous captiver votre public ou vos clients ?

Comment faire en sorte que votre propos, qui vous ressemble, fasse une forte impression sur ceux qui vous écoutent ?

Une idée peut-elle rester en mémoire ? Peut-elle littéralement coller à l’esprit ?

C’est ce que proposent Dan Heath et Chip Heath dans leur ouvrage « Ces idées qui collent ».

Comment captiver votre audience ?

Il n’y a pas nécessairement de formule magique, mais cela relève davantage du bon sens.

Nous avons tous un certain penchant psychologique pour compliquer ce qui ne l’est pas et c’est sur cette base que les auteurs ont conçu cet ouvrage incroyable.

En se focalisant sur un principe de simplicité, on saisit le cœur d’une idée pour n’en retenir que l’essentiel.

Savoir épurer son discours et ses idées pour ne laisser aucune ambiguïté s’installer et être compréhensible de tous.

Cela vous semble compliqué ? Avec ces 6 principes, vous allez comprendre comment s’articule toute idée qui « colle ».

Les 6 principes de Dan et Chip Heath

Voici les 6 grands principes, les 6 leviers qui permettent à toute idée de coller à l’esprit de celui ou celle qui l’entend.

1.      La simplicité

Vous pouvez étayer argument après argument, même si chacun est pertinent, il n’est pas dit que votre interlocuteur va tous les retenir.

Pour rester simple et efficace, vous devez effeuiller une idée et ne garder que son cœur.

2.      L’inattendu

Pour attirer et focaliser l’attention de votre audience ou de vos clients, vous devez déjouer les intuitions.

Apportez de l’inédit, de l’inattendu pour surprendre positivement et rester concentré sur le cœur de votre message.

L’inattendu attire toujours l’attention de l’autre.

3.      Le concret

Les idées et les théories séduisent toujours, mais elles ne sont rien si elles ne sont pas accompagnées de réalisme.

Une idée qui fédère naturellement regorge d’images concrètes, pratiques, rassurantes.

Avec une idée et des images concrètes, vous permettez à votre interlocuteur de comprendre votre idée et de s’en souvenir.

4.      La crédibilité

Chacune de vos idées doit porter en elles-mêmes leur propre crédibilité. En cela, elles pourront emporter l’adhésion de celui qui vous écoute.

5.      L’émotion

Pour susciter l’engouement et l’attention de votre audience ou de vos clients, vous devez leur faire ressentir une émotion.

Or, en tant qu’êtres humains, nous sommes faits pour éprouver de sentiments pour d’autres êtres humains, et non pour des choses ou des idées abstraites.

Comment et pourquoi susciter de l'émotion ?

6.      L’histoire

On peut aussi parler de storytelling bien entendu.
Entendre une histoire personnelle, un vécu ou une expérience agit toujours comme un déclencheur. Cela vous permet à vous et à votre interlocuteur de créer une relation empathique, poussant votre interlocuteur à réagir.

Et vous, quelles sont vos astuces pour incruster des idées à vos interlocuteurs ? Qu’est-ce qui fonctionne en tant qu’auditeur ?

La vente selon le Loup de Wall Street

By Siegfried HAACK

Vous avez certainement vu ou entendu cette dernière scène issue du film de Martin Scorsese « Le Loup de Wall Street » où Jordan Belfort, incarné avec brio par Leonardo DiCaprio, demande à son public : « Vendez-moi ce stylo ! » Cette question fait écho à une technique de vente spécifique qui a un lien avec le pitch et le storytelling.

 

La règle des 3 dix

Selon l’ancien courtier, toutes les ventes fonctionnent toutes selon le même principe.

Avec sa méthode baptisée « Straight Line », Belfort explique que n’importe qui peut se l’approprier et parvenir à d’excellents résultats rapidement.

Livre "Straight Line selling" de Jordan Belfort.

Concrètement, comment résumer cette méthode et quel est le lien avec l’histoire du stylo à vendre ?

Pour Jordan Belfort, ce que vous vendez n’a pas d’importance en soi, pas même la technique de vente utilisée, encore moins le prix proposé ou le budget du client.

La méthode « Straight Line » se définit comme étant la ligne droite qui relie le début d’un entretien commercial (le point 1) à sa conclusion (le point 10).

Plus cette ligne tend vers le point 1, plus le client est dans le doute.

Plus la ligne tend vers le point 10, plus le prospect ou le client a des certitudes.

 

Et cette certitude se mesure en 3 catégories que sont le produit/service, le vendeur et son entreprise/sa marque.

L’objectif pour le vendeur est d’augmenter le degré de certitude du prospect envers ces 3 composantes et d’atteindre le 10/10 dans les 3 catégories, d’où l’appellation de la règle des « 3 dix ».

Soigner la relation client-vendeur.

Comment y parvenir ?

  • Recueillir un maximum d’informations sur le prospect : préférences, croyances, besoins, expériences passées, niveau de richesse, valeurs, position financière, seuil de frustration.
  • Garder le contrôle de l’entretien et chercher à augmenter le seuil de confiance et de frustration du client/prospect.
  • Avoir une offre commerciale qui réponde comme une solution à la frustration : pour Belfort, c’est la douleur qui s’avère être le motivateur le plus puissant. Cela oblige le client à s’éloigner de ce qui représente cette douleur. Vous devez donc proposer le remède qui soulagera cette « douleur ».

Explication de vente du Loup de Wall Street avec le stylo

Quand Jordan Belfort demande de lui vendre un stylo, on comprend bien que tout le monde se moque de :

  • La matière du stylo ;
  • La couleur du stylo ;
  • Le poids du stylo ;
  • La taille du stylo ;
  • L’histoire de l’entreprise qui fabrique le stylo.

La vraie et unique question que doit se poser votre client en voyant le stylo est : qu’ai-je à gagner à acheter ce stylo ?

Concrètement, cela pose des questions comme :

  • Que va m’apporter ce stylo ?
  • Que puis-je économiser en acquérant ce stylo ?
  • Comment le stylo va-t-il résoudre mes problèmes ?
  • Pourquoi en ai-je besoin maintenant ?
  • Pourquoi ce stylo et pas un autre ?

Apprendre à créer le besoin avec la vente de Jordan Belfort.

L’idée de vente du Loup de Wall Street est simpliste à souhait : on ne cherche pas à parler du produit en lui-même, mais de ce qu’il permet de réaliser.

 

Comme vous le voyez, en quelques secondes, Jordan Belfort/Leonardo DiCaprio a su révéler un besoin. Pour vendre un stylo ou toute autre chose, vous devez déclencher la motivation adéquate.

Les meilleurs storytellers de l’histoire

By Siegfried HAACK

Le storytelling est l’art de raconter une histoire dans le but de susciter une émotion chez un prospect ou chez un (futur) client. Chaque émotion doit le pousser à réagir, voire consommer et à acheter le produit ou e service souhaité.

En utilisant des émotions fortes comme la peur, le plaisir, ou le désir, le storytelling s’avère un excellent média pour présenter les valeurs de votre marque ou de votre entreprise.

Certains storytellers sont d’ailleurs entrés dans l’histoire. Je vous présente les grands noms qui ont marqué nos esprits en la matière.

Netflix

Peut-on passer à côté de Netflix ?

Sûrement l’un des plus récents storytellers à succès du moment, Netflix et ses spécialistes du marketing s’avèrent très bons dans ce qu’ils ont.

En effet, ce service en ligne sait créer une intrigue, mais aussi l’engagement et la viralité sociale en utilisant des supports comme une bande-annonce, un clip vidéo, un extrait de film, etc.

Netflix, le nouveau storyteller du moment.

Connaissant parfaitement son public cible, Netflix sait que celui-ci est la clé de sa réussite.

Avec des messages humoristiques sous la forme de sketch, l’entreprise se met à la place de ses utilisateurs, usant de situations que le public vit chaque jour (le binge-watching du week-end, la frustration d’attendre une prochaine saison, l’excitation à l’approche d’une sortie d’un film ou d’une série TV, la peur de se faire spoiler, etc.)

Netflix parle le langage de son public en utilisant ses codes, son langage, son vocabulaire. Il s’adapte aux tendances et sait faire naitre des émotions (engageantes).

Nike

Autre grand parmi les storytellers de l’histoire, la marque sportive Nike est tout simplement un exemple que beaucoup d’enseignes ont tenté de copier, sans jamais l’égaler.

Qui ne connaît pas le célèbre « Just do it » ? Ce logo est désormais célèbre dans le monde et que vous soyez un sportif ou pas.

Nike : storyteller depuis de nombreuses années.

Depuis le départ, Nike aime raconter ses histoires, ancrant ainsi son identité dans la mémoire collective.

Chaque spot TV est soigné avec un scénario très bien ficelé : il y a toujours un héros qui traverse des péripéties et qui, grâce à une arme secrète (alias un produit Nike), parvient à atteindre son objectif.

La marque Nike utilise une stratégie de contenu particulièrement forte à base de nombreuses vidéos qui sont diffusées sur de multiples canaux : réseaux sociaux, blogs, TV, sites.

LEGO

Prenant le conte au pied de la lettre, la marque LEGO est sûrement l’un des meilleurs storytellers de l’histoire, à tel point que la marque a créé un film, voire plusieurs.

Chaque héros des films et des divers dessins animés est une figure ordinaire, mais qui s’avère être la clé pour sauver l’univers ou atteindre un objectif en particulier.

En substance, LEGO dit tout simplement à ses (jeunes) clients qu’ils sont capables eux aussi de réaliser des exploits, de créer des choses qui dépassent l’imagination.

Le géant de la brique, LEGO : storyteller de l'histoire.

Avec LEGO, on ne vend même plus un produit : on vend des possibilités, des opportunités, des idées.

Coca-Cola

Tout commence dans les années 1930 quand la marque voit les ventes de sa boisson chuter hiver après hiver.

En décidant de s’approprier l’image du Père Noël et en le présentant comme l’égérie de l’enseigne, la marque connaît un rebond fantastique et les ventes de la fameuse boisson au cola partent en flèche pour ne jamais s’arrêter.

Chaque hiver, Coca-Cola nous propose un petit film où le gros bonhomme en rouge est associé à la boisson puisqu’il la consomme pendant ses pauses.

Et chose incroyable : la légende raconte que la couleur rouge de son costume vient de la charte graphique de la marque. Même si cette histoire est fausse, aujourd’hui nombreux sont ceux qui y croient et propagent cette assertion.

Coca-Cola a frappé fort et a réussi son opération de storytelling.

Storytelling : le MacGuffin

By Siegfried HAACK

Parmi les différentes techniques que le storytelling emploie pour véhiculer ses idées, il y en a une qui fait office de figure essentielle : le MacGuffin. Expression introduite par Alfred Hitchcock himself, voici un procédé de narration tellement utilisé qu’on ne le reconnaît plus toujours.

Qu’est-ce que le MacGuffin ?

Pour synthétiser, le MacGuffin est un procédé narratif où l’on prend un élément d’un scénario ou d’une histoire et que l’on transforme en moteur de cette même histoire. En parallèle, sa nature et sa fonction n’ont pas nécessairement d’importance puisque l’objectif à atteindre est de détourner l’attention du public.

La célèbre mallette de Marcellus Wallace comme MacGuffin.

Si vous souhaitez un exemple criant de ce qu’est un MacGuffin, prenez l’exemple de la statuette dans « l’Oreille cassée » de Tintin.

D’autres exemples seraient :

  • Le fameux « collier » dans le film « Titanic » de James Cameron ;
  • La mystérieuse mallette dans « Pulp Fiction » de Quentin Tarantino ;
  • Le « Prix »  dans Highlander ;
  • L’Anneau unique dans la trilogie du Seigneur des Anneaux ;
  • La coupe du Graal dans « Indiana Jones et la Dernière Croisade » ;
  • Les Horcruxes dans la saga Harry Potter.

Un élément qui sert de prétexte

Cet élément apparemment accessoire est un prétexte pour lancer une histoire ou un scénario.

Sujet servant à développer une histoire, le MacGuffin est un objet parfois mystérieux, parfois non défini.

Sa description est toujours floue et ne suscite pas une explication claire. Ce qui compte, c’est qu’il existe et que votre protagoniste doit le récupérer, le détruire, le cacher ou le restituer.

Grosso modo, cet « objet » est crucial pour les personnages ou les protagonistes de votre histoire, mais aucune importance pour le narrateur (vous).

Le MacGuffin ou l'élément curieux de votre histoire.

Il suscite la curiosité de votre public et amène une certaine tension qui sert d’accroche à votre storytelling. Mais, finalement, ce n’est qu’une coquille vide, un déclencheur pour amener l’action sur un moment en particulier.

On l’utilise très souvent en début de narration pour introduire une histoire de manière dynamique avec des protagonistes et amener ainsi l’intrigue de manière logique.

Le MacGuffin sert également de catalyseur pour révéler un trait de caractère chez un protagoniste face à une situation inédite.

2 erreurs à éviter avec le MacGuffin

Même si la tentation est grande d’utiliser le MacGuffin, je recommande de l’employer avec parcimonie. Pourquoi ? Parce que mal employé, il va desservir votre histoire.

2 erreurs sont à éviter dans l’emploi du MacGuffin :

  • Le MacGuffin trop intrigant qui va « cannibaliser » votre histoire et rendre votre intrigue et vos protagonistes trop fades.
  • Le MacGuffin trop commun : cet insert doit susciter l’attention sans révéler sa vraie nature, c’est pourquoi il faut jouer avec ses attributs. Ajoutez du mystère sinon le procédé ne fonctionne pas.

Le véritable MacGuffin n’est pas un mystère dévoilé en fin de récit, ce n’est pas non plus un cache-misère sinon il devient une promesse narrative non remplie.

Erreurs à éviter avec le MacGuffin.

Comprendre comment articuler votre histoire, comment elle est faite, mesurer les attentes de votre public vous permet ainsi d’enrichir vote propre boîte à création et de mettre en place le MacGuffin idéal, totalement adapté aux aspirations et aux attentes de ceux qui vous lisent, qui vous regardent ou vous écoutent.

Storytelling : les différents types d’histoires

By Siegfried HAACK

La façon dont vous allez raconter votre histoire, que ce soit pour vendre, présenter un produit ou un service ou simplement pour vous exprimer impacte différemment votre public. Il existe une foule de types d’histoires qui correspondent à un certain public, à une situation précise.

Voici les principales formes d’histoires que j’ai repérées pour vous aider à y voir plus clair.

Différentes formes d’histoires en storytelling

L’anecdote

C’est sûrement l’outil le plus simple à utiliser et l’un des plus percutants en storytelling.

Constituée de faits mineurs qui se rapportent à votre vécu, l’anecdote vise à accompagner un propos en lui apportant une touche attrayante, sympathique.

L'anecdote pour pimenter votre storytelling.

Ici, votre histoire est utilisée comme un effet de style pour rompre avec la monotonie du discours.

Le témoignage

Le retour d’expérience ou le témoignage d’un client est relativement neutre.

C’est pourquoi il peut être utilisé dans votre dans discours devant un public, car il vient conforter votre point de vue.

La success story

Très appréciée par les clients et les prospects, la success-story est une forme de témoignage. Elle retrace exclusivement une expérience réussie.

Ce genre d’approche sert à proposer un comportement à adopter et à reproduire pour obtenir ce même niveau de réussite.

Les présentations d’ordre économique ou de développement personnel exploitent souvent ce levier de communication.

Le success story pour booster votre storytelling.

L’histoire-tremplin

Se rapprochant de la success-story, cette forme d’histoire n’invite pas à suivre telle ou telle attitude.

Plus largement, l’histoire-tremplin s’attache à créer un élan, une envie, un état d’esprit nouveau. C’est une forme d’invitation de passage à l’acte.

L’apologue

Ce type d’histoire vise à illustrer une leçon de morale.

Voici une histoire allégorique qui reprend les codes d’une fable, d’un conte philosophique, d’une nouvelle, d’un mythe ou d’une utopie et transmet un message avec une valeur d’enseignement.

On retrouve souvent dans l’apologue des fables de La Fontaine, des enseignements de Rabelais, des contes de Perrault pour rester dans les grands textes classiques.

Le storytype

Autre mot apparemment barbare, le storytype est une histoire ou un élément de plusieurs histoires qui sert à exprimer une identité de manière récurrente.

La publicité utilise beaucoup ce procédé. Par exemple, le personnage de Cerise est le storytype de Groupama, facilement identifiable.

Le mythe ou la légende

Ces récits épiques apportent du sens et de la perspective à votre discours.

L’appui d’une histoire basée sur un mythe ou une légende — celle-ci ne doit pas nécessairement dater de l’Antiquité, elle peut raconter la genèse d’une marque et comment son fondateur est parvenu à montrer les échelons de la réussite et de la reconnaissance — dynamise une présentation et permet de retrouver le client ou le public sur une base et une culture commune.

Mythes et légendes en storytelling.

3 astuces pour réussir votre storytelling avec des histoires

Selon le type d’histoire qui concorde le mieux avec votre présentation, voici quelques astuces pratiques pour gagner en crédibilité :

  • Votre storytelling doit avoir un seul but ;
  • Ne dites pas les choses, montrez-les : pourquoi ne pas utiliser le data-storytelling comme appui ? ;
  • Créer un storytelling simple, familier et populaire (dans lequel le lecteur ou le public s’identifie) et émotionnel (le public aime les rebondissements, les surprises, le suspens).

Comment faire du storytelling avec les statistiques ?

By Siegfried HAACK

Depuis plusieurs années, on entend parler d’un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur, à savoir l’arrivée de la data. Nouveau pilier des entreprises, la data ou donnée est cet élément d’information qui vous concerne. On s’en sert pour cibler une communication.

Les statistiques et leur interprétation

Les statistiques font partie des data. Que l’on parle de big data, de data protection, de data base pour parler de votre base de données, les données chiffrées sont partout.

Aujourd’hui, on gère différemment l’afflux constant de données et de statistiques.

Ces chiffres sont recueillis, décortiqués, entrés souvent dans des algorithmes pour fournir des résultats et des analyses quantitatives.

Une statistique est une donnée unique, une source d’information qui peut être multipliée, recoupée, séquencée ou encore complétée par un discours. Le but ? Vendre, acheter, présenter un produit ou un service ou simplement faire comprendre conscience d’un fait.

Comment interpréter les chiffres ?

Le storytelling intègre désormais les statistiques et les données : on parle alors de data-storytelling.

Qu’est-ce que le data-storytelling ?

Dans le storytelling, le procédé est d’apporter des schémas narratifs à toute forme de communication en mettant en exergue une situation initiale, un développement et une chute. Entre ces parties se glissent un élément perturbateur et, à la fin, ce que l’on appelle le « climax » puis le dénouement.

Définition du data-storytelling.

Un storytelling basé sur les chiffres, les statistiques et les données reposent sur 4 piliers.

Vous en tant que conteur

En tant que narrateur, c’est vous qui insufflez de la vie aux données chiffrées et statistiques.

C’est vous qui apportez les renseignements nécessaires à la prise de décision.

C’est pourquoi, en tant que narrateur, vous devez être charismatique. Vous devez montrer que vous êtes impliqué dans le processus de décision et que vous croyez dans l’avenir de votre produit ou de votre service.

Non seulement le choix des mots est important, mais le langage non verbal est essentiel en data-storytelling.

Votre public

Votre public est la cible de votre histoire, de votre storytelling, mais il fait partie aussi des protagonistes de votre data-storytelling.

C’est en effet votre public qui va influer sur votre narration en vous envoyant en retour des questions multiples.

Si vous présentez un bilan trimestriel sous la forme de graphiques avec statistiques et données à l’appui, votre public cherchera à comprendre ce que vous avez voulu montrer ou démontrer.

Bien entendu, les statistiques et les données sont au cœur de votre stratégie de data-storytelling.

Les représentations graphiques représentent des renseignements qui vont déterminer le comportement de votre public, mais aussi la chute de votre storytelling.

La narration

Votre discours revêt une dimension sociale. Il doit être capable de relier les uns aux autres pour que tout le monde se sente concerné.

En vous appuyant sur des statistiques et autres données chiffrées, vous augmentez la puissance de votre narration.

Comment booster votre storytelling avec les stats et votre narration ?

Gagnez en lisibilité et en visibilité avec un storytelling attirant et compréhensible qui repose sur des données chiffrées indiscutables !

Comment vaincre la procrastination ?

By Siegfried HAACK

Il vous est sûrement arrivé de trouver une bonne excuse pour reporter au lendemain voire un plus loin l’accomplissement de certaines tâches, n’est-ce pas ? C’est ce que l’on appelle la procrastination, le fait de remettre au lendemain ce qui peut être fait le jour même.

Que ce soit dans la sphère privée ou personnelle, voici quelques clés pour vaincre la procrastination et vous aider à avancer.

Pourquoi vouloir remettre au lendemain ?

Selon une étude du magazine en ligne « The Cut » de 2017, environ 20 % de la population aurait tendance à développer cette tendance à procrastiner.

Plusieurs facteurs peuvent entrer en compte dans cette explication :

  • L’événement en question est trop éloigné dans le temps ou l’évitement d’une tâche : nous cherchons alors à éviter des stimuli extérieurs désagréables. Concrètement, plus une situation ou une tâche nous invite à un rejet, plus il y a de chances que nous cherchions à l’éviter.
  • L’existence de croyances irrationnelles en lien avec l’anxiété : nous développons certaines croyances qui sont susceptibles d’accroitre notre sentiment d’anxiété. Ces croyances, dites limitantes, entrainent un manque de confiance en soi et donc des difficultés à passer là l’action.
  • Une faible estime de soi : la peur de l’échec amène à douter de soi et donc à ne rien faire.
  • L’autosabotage : ceux qui n’ont pas confiance en eux, qui possèdent des pensées irrationnelles ou ne se sentent pas capables de faire quelque chose de bien. Ils développent des stratagèmes pour s’autosaborder. Ils vont, souvent inconsciemment, placer des obstacles sur leur route pour s’empêcher de réaliser leur objectif.
  • Des difficultés de concentration : pour diverses raisons, il est difficile de garder une certaine attention sur la tâche qui nous incombe (notamment en raison de l’infobésité, des réseaux sociaux et de leurs notifications qui sont chronophages).

Pourquoi nous procrastinons ?

On se rend compte que la procrastination est un cercle vicieux. Mais en étant conscient de cela et en comprenant les mécanismes de la procrastination, il est possible de la vaincre.

3 idées pour vaincre la procrastination

Développez vos compétences

Pour diminuer la procrastination, il est important de renforcer votre estime de vous-même ainsi que le sentiment d’efficacité. Vous aurez alors le sentiment d’être capable de réaliser une tâche ou d’atteindre un objectif.

En vous formant et développant des compétences en lien avec votre objectif, vous allez nécessairement gagner en confiance.

Vous allez vous démontrer à vous-même que vous êtes capable de réussir et d’avancer.

Développer vos compétences et formez-vous !

Trouvez un juste milieu

En augmentant la difficulté de votre tâche, vous réduisez le sentiment d’ennui en lien avec celle-ci. Cela va augmenter votre satisfaction personnelle, car vous vous direz que vous avez relevé un défi.

Toutefois, veillez à ne pas placer la barre trop haut, car il y a un fort risque d’échouer.

Avancez étape par étape en choisissant des tâches accessibles, mesurables dans le temps.

Mêlez objectif à long terme avec plaisir à court terme

Si l’objectif à atteindre suscite anxiété ou découragement, il peut être intéressant de fusionner une tâche avec quelque chose de plaisant.

En satisfaisant certains plaisirs, cela vous aide à bénéficier d’un levier qui d’un besoin A va agir sur le besoin B.

Votre motivation s’en trouvera nettement dopée.

Récompensez-vous pour éviter la procrastination !

C’est aussi l’occasion de vous autoriser des récompenses durant le processus. N’oubliez jamais d’associer plaisir et encouragement au travail durant votre chemin vers votre objectif.

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